Les
Editions Auda Isarn
Arnaud BORDES Pop conspiration (2013) 12 €
Bruno FAVRIT
Midi à la source, carnets 1990-2011 (2013) 23 €
Philippe d'HUGUES Les Causeries du dimanche (2013) 23 €
Frédéric-Georges ROUX Mon père Jean Mamy,
le dernier fusillé de l'épuration (2013) 23€
Pierre GILLIETH, Jean COMBE
Héros et héroïnes de l'histoire de France (2012) 20€
Je Suis Partout (anthologie 1932-1944) (2012) 30 €
Domenico DI TULLIO Nessun dolore (2011) 23 €
Hanna REITSCH Aventures en plein ciel (2011) 23 €
Bruno FAVRIT Esprit du monde (2011) 21 €
Wilhelm LANDIG Les Rebelles de Thulé (2010) 30 €
Arnaud BORDES La Matière mutilée (2010) 17 €
Wilhelm LANDIG Le Temps des loups (2009) 30 €
Wilhelm LANDIG Combat pour Thulé (2008) 30 €
Gaëlle MANN Entre les fleuves (2008) 21 €
Pierre GILLIETH Ombre (2007) (épuisé)
Bruno FAVRIT Ceux d'en haut (2007) (épuisé)
Arnaud BORDES Le Bazar de Clodagh (2007) (épuisé)
Benito MUSSOLINI La Maîtresse du cardinal (2007) 18 €
Jack MARCHAL, REMI, DIOCLETIEN
Casque à cornes et manches de pioche (2007) (épuisé)
KONK Tout le monde il est français (2006) (épuisé)
Arnaud BORDES Voir la vierge (2006) 12 €
Jacques ROUCOLLE Werwolf, le dernier carré (2005) (épuisé)
Olivier MATHIEU Une nuit d'été (2005) (épuisé)
Bruno FAVRIT Le Voyage du Graal (2004) (épuisé)
Pierre GILLIETH Les Dioscures (2002) 12 €
Arnaud BORDES Pop conspiration (2013) [remonter]
Prix : 12 €
C'est l'été. Anne-Marie Pop ne fait rien, lit sous son balcon, dans le poster du soleil. Mais cet été là est aussi comme l'envers de l'Histoire, quand
autour d'elle s'agitent complots et conspirations.
Le nouveau roman très parvulescien d'Arnaud Bordes sur fond de Byrds et de Joy Division.
Je me suis régalé. Roman d'espionnage peuplé de figures énigmatiques et scandé sous les grandes heures de la new-wave européenne. Tout ce qu'on aime.
(PGL, Méridien Zéro)
Un concert de voix en apparence discordantes, qui chantent les étés torrides d’Annemarie, Normande de Transylvanie, blonde aux yeux verts qui joue du couteau
de tranchée comme d’autres de la plume d’oie – avec grâce. Une tueuse donc, entrée au service de Murcie. Murcie ? Mais voyons, les Ménestrels, ce couple de
factions rivales, Murcie et Morvan, qui depuis des siècles, en fait des millénaires, se déchirent en luttes sanglantes pour l’empire du monde. Murcie,
d’origine celtibère, regroupe les fils de la forêt, druides et porteurs de lanternes qui comptèrent en leurs rangs Louis XIV et le Général ; Morvan, venu
d’Ionie, rassemble producteurs et affameurs, comme « ces salopards de Templiers », défaits par Philippe le Bel, qui lui était, bien sûr, de Murcie. Aux
premiers le Moyen Age, la Vieille Europe ; aux seconds le Pacifique et les Amériques, l’Occident. Murcie et Morvan donc se taillent en pièces depuis toujours
sous l’œil craintif des officines d’Etat, qui comptent les coups … et en prennent bien davantage qu’elles n’en portent. Roman crypté jusqu’au vertige,
Pop Conspiration entraîne son lecteur au bord du précipice sur un air de Joy Division.
(Christopher Gérard, Le Salon littéraire)
Bruno FAVRIT
Midi à la source, carnets 1990-2011 (2013) [remonter]
Prix : 23 €
Voici le journal tenu régulièrement depuis 21 ans, de l'excellent Bruno Favrit. Une vie riche de rencontres, d'aventures, d'aphorismes et d'enseignements
glanés sous le soleil européen et où plane l'ombre de Dionysos.
Biographe de Nietzsche et grand lecteur de Cioran, Hamsun et Matzneff (l’un des rares écrivains français contemporains qui le comble),
Bruno Favrit est l’auteur d’une œuvre encore secrète, qu’il dissimule avec une coquetterie hautaine. Non sans panache, il se livre
aujourd’hui par le biais de ses Carnets des années 1990-2011, où il évoque ses amitiés stellaires, ses lectures, sa diététique
(vins et fromages bannis, à l’instar des poètes dans la Cité de Platon), ses randonnées, ses feux solsticiaux, ses doutes et ses
détestations. Ses sources ? La haute montagne, des Causses à l’Engadine, qu’il arpente, sac au dos, en alpiniste chevronné, et qui lui
inspire des pages empreintes d’un puissant panthéisme. La nature en général, la phusis des Grecs, lui est une compagne de chaque instant,
à ce rebelle résolu qui fuit les villes… sauf pour partager le vin et le fromage avec les amis (voir supra), car ce païen a fait sienne
la sentence de Luther : «qui n’aime le vin, les femmes ni les chants, restera sot toute sa vie durant».
Les leitmotive de ces Carnets ? Un refus passionné de toute médiocrité, même cachée au plus profond de soi ; une quête permanente
de l’art de s’élever sur les parois de calcaire comme sur celles d’une âme de glace et de feu. Il y a du Cathare chez Favrit, qui d’une part
étonne par ses exigences et ses tourments, et de l’autre agace par des vitupérations qui, si elles sont rarement infondées, ne laissent pas
d’être naïves tant il oublie le conseil, qu’il cite pourtant, de Spinoza : «non lugere neque detestari, sed intellegere» : ne pas
déplorer ni vitupérer, mais comprendre. Reste le résistant, blessé par l’avachissement général, «l’écorché froid» comme le définit
bien la dame de sa vie.
(Christopher Gérard, salon-litteraire.com)
Midi, c’est le zénith, autant de hauteurs qu’il convient de conquérir, celles des pics, parois et alpes, par l’ascension ; celles de la
pensée par l’étude, par l’érudition, avec à l’horizon la ligne de crête de la méditation, peut-être le sommet culminant du Graal. Midi et
zénith sont aussi verticalité, laquelle s’entendra droiture : dans la manière de se comporter, dans la vie comme hygiène, dans une fierté
certaine ; puis rectitude : dans la réflexion, dans la fidélité à la quête d’un idéal. Et midi, c’est également la lumière, considérée alors
moins comme brillante, ou une brillance qui provoquerait mirages et illusions, que comme clarté, simple, nette. Quant à la source, elle est
pure, dont la limpidité désaltère le corps autant que l’esprit, elle est lustre, elle est baptême qui lave de l’altérité, de tout ce qui
n’est pas soi : «résolution : m’interdire tout ce qui m’interdit d’être moi. Je commence par dire non au moins une fois par jour» ; ou
encore : «qu’on ne dérange pas mon univers. J’ai eu assez de mal à le construire. Moi seul doit pouvoir en saper le fonctionnement».
Elle est ce qui est premier (reditus ad fontes), soit les classiques, grands philosophes et grands auteurs auxquels Bruno Favrit s’entend
parfaitement, Hamsun, Schopenhauer, Eliade, Ovide, La Bruyère, Byron, Cioran, Montherlant… avec Nietzsche en cimaise. Elle est racines,
identité, celles des patries charnelles, d’une ère civilisationnelle qu’il importe de défendre. Elle est origine, quand le monde était
cosmos, c’est-à-dire totalité ordonnée, quand le monde était temple et partout les divinités. Par ailleurs, du journal, Midi à la source
en a le terrible, évident sans doute mais toujours glaçant : le temps passe, tout passe – Comme le temps passe ; et la vie de l’auteur
s’écoule au gré de la lecture. Et finalement, qu’elles que soient les résolutions, les réflexions, il ne reste que le temps qui ne
reste pas. «Dans la vie, Il y a l’amour, et puis le travail, et puis rien», constatait Gobineau.
(Arnaud Bordes, parutions.com)
Copieux et passionnant.
(Pascal Eysseric, Eléments)
Quoi de mieux, pour entendre le chant du monde, que de se confronter à ce qu’il recèle de douleurs et de beautés ? C’est précisément ce que fait Bruno Favrit en escaladant
les sommets de ses chères montagnes et en arpentant les oeuvres des maîtres admirés dont Nietzsche, Montherlant et Cioran mais aussi Giono, Hamsun, Lawrence ou Miller. Les auteurs
et les hauteurs abondent dans ces notes d’un solitaire que dégoûte la veulerie et la médiocrité d’un monde auquel il n’appartient presque plus, n’était le fil parfois ténu de
l’amitié avec les bien nommés «L’Ours» et «Zen-Fou». «Mais, dans le coeur des hommes, la fréquentation des altitudes a toujours la faculté de rapprocher des dieux. Partant,
on ne doit pas trouver étonnant que l’expérience de la haute montagne sache inspirer des sensations où le divin habite», écrit le moraliste et diététicien qui a su forger son
corps et sa pensée en les délestant des pesanteurs bavardes. La compagnie des dieux, c’est-à-dire du cosmos, a valeur initiatique : que vaut le théâtre de boulevard du
«dernier homme» démocratique face à la scène sacrée sur laquelle se meut et se meurt le héros tragique ? Rien, précisément, ce rien du nihilisme triomphant dont les
Carnets de Favrit sont l’alexipharmaque. «Neige éternelle et soleil invaincu» : que demander d’autre ? Ils forment en effet un excellent viatique auquel on associera
sans hésiter cet éloge du «Grand Midi». En route !
(Rémi Soulié, Spectacle du Monde)
Philippe d'HUGUES
Les Causeries du dimanche (2013) [remonter]
Prix : 23 €
Gros volume de portraits jadis parus dans La Nation française de Pierre Boutang. Critique de cinéma réputé, Philippe d'Hughes évoque ici les auteurs qui
l'ont marqué : Nimier, Rebatet, Brasillach, Benoist-Méchin, Truffaut, Von Salomon, Sainte-Beuve, Gobineau, Roland Barthes, Bardèche, Nabokov...
Esprit profondément réactionnaire, Philippe d'Hugues n'est pas pour autant sectaire. Ainsi salua-t-il dès 1964 le Barthes critique jugé supérieur aux vieilles
barbes Kemp et Rousseaux. Mais c'est sans doute lorsqu'il aborde ce qu'il connaît intimement qu'il est le plus éloquent. Sur Nimier romancier, Rebatet critique de
cinéma ou Truffaut épistolier, Philippe d'Hugues est à son affaire. Chez lui la fidélité aux grand disparus est inséparable d'une certaine éthique de droiture et
de conviction.
(Marc Laudelout, Le Bulletin célinien)
Nous devons à Philippe d'Hugues, écrivain et historien du cinéma vigoureusement de droite, un recueil de textes écrits au cours de la
seconde moitié du XXe siècle intitulé Causeries du dimanche en un petit clin d'oeil à Sainte-Beuve. Cet ouvrage fort bien écrit a retenu
notre attention.
(François-Xavier Rochette, Rivarol)
Frédéric-Georges ROUX Mon père Jean Mamy,
le dernier fusillé de l'épuration (2013) [remonter]
Prix : 23 €
Biographie, écrite par son propre fils, du réalisateur Jean Mamy (on lui doit notamment le célèbre film antimaçonnique Forces occultes en 1943).
Ami des surréalistes (Pierre Prévert sera le parrain de son fils), franc-maçon, assistant et monteur de Marc Allégret, Jean Renoir ou Robert Siodmak,
il deviendra un collaborateur antisémite et antimaçonnique, frayant même avec la Gestapo, ce qui lui vaudra d'être un des derniers fusillés de l'Epuration
en 1949
Pour la première fois, voici un véritable document (basé sur des archives familiales inédites) sur cet homme de gauche original, passé comme d'autres
par pacifisme dans le camp de la Collaboration.
Frédéric-Georges Roux retrace la vie tumultueuse de son père Jean Mamy. Comédien, artiste de cinéma, il fréquentait la fine fleur du
showbiz français (et ses femmes légères) et fut un réalisateur fameux et réputé, respecté, homme à la mode du parisianisme ultra.
(François-Xavier Rochette, Rivarol)
Pierre GILLIETH, Jean COMBE
Héros et héroïnes de l'histoire de France (2012) [remonter]
Prix : 20 €
Voici 24 héros de l'histoire de France racontés à nos enfants : des hommes de Lascaux à Saint Exupéry, de Vercingétorix à Napoléon, de Charles Martel à Charette, de
Bertrand du Guesclin à Céline, ou de Sainte Geneviève à Louise Michel, ils sont tous là !
Chacun d'eux a, par son courage, son amour de la patrie, son désintéressement, montré des valeurs qui restent pour nous des exemples. Chaque héros est illustré par
le talentueux Jean Combe. C'est vraiment le cadeau idéal pour vos enfants (ou ceux de vos proches), dans un bel album cartonné entièrement en couleur !
Un cheminement chronologique dans l'histoire de la France de toujours, scandé de grandes figures. Un livre écrit et dessiné pour les enfants. Mais bien des adultes
me confient qu'ils sont ravis de s'y ressourcer aussi.
(La NRH)
Un bel album de Pierre Gillieth, illustré par la plume originale et colorée de Jean Combe. Des hommes de Lascaux à Saint Exupéry, l'imaginaire des enfants s'enrichira
de 24 portraits qui sont autant de modèles d'altruisme, de bravoure, d'abnégation ou de sainteté. Ce florilège chronologique de personnages d'exception typiques du génie
français évoque aussi la destinée d'artistes prestigieux, fleurons du patrimoine historique et culturel incomparable de notre pays.
(Marie-Gabrielle Décossas, Rivarol)
La littérature jeunesse étant très souvent frelatée (toujours les mêmes thèmes tournant en boucle, à savoir le racisme, l'esclavage, la Shoah); c'est toujours une
initiative heureuse quand l'un des nôtres prend le risque éditorial de s'adresser aux enfants. Pierre Gillieth a réussi là quelque chose d'utile, d'intéressant et de
beau : un petit album cartonné comportant le portrait écrit (de petits textes) et dessiné de 24 héros et héroïnes de notre Histoire : des hommes de Lascaux à
Vercingetorix, de Charles Martel à Roland, de Jeanne à Napoléon... des hommes d"épée, chevaliers (Du Guesclin, Bayard) et mousquetaire (D'Artagnan), des aventuriers,
des explorateurs, des grands navigateurs, des hommes de science (Ambroise Paré), des musiciens (Debussy), des peintres (Matisse), des écrivains (Céline)... tous ceux
qui ont écrit les grandes pages de l'imposant livre ouvert de la race française.
(Eugène Krampon, Réfléchir&Agir)
Une succession de grandes figures qui ont marqué notre histoire avec des textes illustrés concis et signifiants. C'est très intéressant pour les enfants tant la
littérature jeunesse peut être un champ de guerre culturelle, car plus que jamais aux mains des adversaires des valeurs qui nous sont chères. Donc un ouvrage à offrir
et à faire lire aux plus jeunes !
(Pascal Lassalle, Libre Journal des Lycéens/Radio Courtoisie)
Je Suis Partout (anthologie 1932-1944) (2012) [remonter]
Prix : 30 €
On l’attendait depuis 68 ans ! Une anthologie de près de 700 pages des meilleurs articles (politiques, culturels) de l’hebdomadaire Je Suis Partout, couvrant
toute l'histoire du journal (de 1932 à 1944). Retrouvez Robert Brasillach, Lucien Rebatet, Pierre-Antoine Cousteau, Céline, Henry de Montherlant, Jacques Perret,
Thierry Maulnier, Lucien Combelle, Jean Azéma et bien d’autres signatures prestigieuses. Avec, cerise sur le cake, une cinquantaine de dessins (notamment du
génial Ralph Soupault). Futur collector de textes totalement introuvables aujourd’hui ! (préface de Philippe d'Hugues).
Un volume de documentation et d'information à lire et à relire : il réunit la quintessence de l'intelligence et du talent français de la première moitié du XXe siècle
en un florilège d'une très haute tenue que la concurrence était à cent lieues d'atteindre.
(Lectures françaises)
Ce qui frappe et étonne le lecteur d’aujourd’hui, c’est la véhémence polémique de ce journal de combat, mais surtout la qualité étincelante de certaines plumes : Pierre
Gaxotte, Robert Brasillach, Lucien Rebatet, Jean Anouilh, Pierre-Antoine Cousteau, Georges Blond et bien d’autres. Voici, pour la première fois, une anthologie de leurs
articles ordonnés chronologiquement par Pierre Gillieth. Elle est très intelligemment préfacée par Philippe d’Hugues. Celui-ci souligne qu’aucun livre ne peut opérer
pareille résurrection d’une époque morte. C’est en effet fascinant.
(La NRH)
Je suis partout ne se réduit pas à la violence et à l’invective. Cette anthologie témoigne avec éclat de sa remarquable ouverture culturelle.
L’« Enquête sur le cinéma français » par Gérald Devriès, en septembre 1943, avec de longues interviews de Jacques Becker et de Robert Bresson, est du plus haut
intérêt. Quant aux articles de critique littéraire, même si le biais idéologique s’y laisse assez souvent apercevoir, on y trouve beaucoup d’analyses fines, nuancées,
pénétrantes – Drieu La Rochelle sur les romanciers du XIXe siècle, André Fraigneau sur le Journal de voyage de Montaigne, ou encore Rebatet dans les derniers mois de
Je suis partout, en mars 1944, sur Gide. Je suis partout, c’était aussi, c’était surtout un remarquable talent, une langue souple, aisée, nerveuse, encore fraîche
aujourd’hui comme au premier jour. Pour les amateurs d’histoire, les curieux de culture, ceux qui veulent mieux connaître l’immense tragédie du XXe siècle européen ou,
tout simplement, comprendre comment nous en sommes arrivés là où nous sommes, l’anthologie de Je suis partout est une lecture indispensable.
(Flavien Blanchon, Novopress)
La parution d'une anthologie d'articles parus dans Je suis partout nous procure l'opportunité d'observer la présence de Céline dans cet hebdomadaire qui sera
l'un des fleurons de la presse collaborationniste avec des plumes aussi talentueuses que Brasillach, Cousteau ou Rebatet. Préfacée par Philippe d'Hugues, cette
anthologie rassemble quelques textes mythiques, illustrés par des caricatures signées Ralph Soupault pour les meilleures d'entre elles.
(Marc Laudelout, Le Bulletin célinien)
On ne remerciera jamais assez les éditions Auda Isarn d'avoir publié cette anthologie monumentale. d'articles toujours brillants, parfois extrêmement
sulfureux, souvent dévastateurs.
(François-Xavier Rochette, Rivarol)
Quelle aventure ! C'est l'impression première qui frappe le lecteur redécouvrant ou découvrant ce talentueux feu d'artifice que fut l'histoire de
Je suis partout . Des textes à travers lesquels vibre la passion d'une époque de bruit, de fureur et de sang. Une façon de faire un grand bras d'honneur
aux cloportes.
(Pierre Vial, Terre&Peuple magazine)
Une compilation qui intéressera les lecteurs souhaitant faire une plongée, du côté des vaincus, dans cette période mouvementée et trouble...
(Le Petit Célinien)
Qualité et talent littéraire, tout un pan de l'histoire intellectuelle française.
(Franck Wilsdorf, Libre Journal des Lycéens/Radio Courtoisie)
Encore un siècle de journalisme, écrivait prophétiquement Nietzsche, et les mots pueront ; Péguy, quant à lui, ne comprenait pas qu’une main pure puisse toucher
un journal sans une convulsion de dégoût. Quelques rares organes de presse infirment ou ont infirmé ces jugements pourtant particulièrement lucides à l’heure du
Monde-Libé : L’Action française, cela va de soi, mais aussi La Nation française de Boutang, L’Idiot international de Jean Edern-Hallier
ou, plus anciennement, Je suis partout, journaux conçus et rédigés par des écrivains qui, comme tels, assuraient une cure d’altitude mentale à leurs lecteurs.
C’est à ce dernier hebdomadaire, à « la légende immense et noire », que Pierre Gillieth a eu la bonne idée de consacrer une somptueuse anthologie préfacée par
le critique de cinéma Philippe d’Hugues. Y écrivirent, excusez du peu, Pierre Gaxotte, Brasillach, Rebatet, Georges Blond ou P.-A. Cousteau mais, aussi, André Fraigneau,
Jacques Perret, Abel Bonnard, La Varende, Barjavel, Pierre Véry, Jean Anouilh ou Drieu La Rochelle ; y dessinèrent Ralph Soupault, Hermann-Paul ou God. En l’occurrence,
on lira des reportages sur l’Allemagne hitlérienne, des critiques littéraires sur les livres de Péguy, Sorel, George Sand, Maurras, Benoist-Méchin, Alphonse Daudet ou
Céline, des considérations sur Léon Blum, Primo de Rivera, Codreanu, La Cagoule, la révolution bolchevik, l’Espagne de Franco, l’Eglise, Katyn ou le cinéma français.
Rebatet décrit ainsi Claudel, par exemple : « C’est un catholique d’une intransigeance fanatique. C’est aussi un ancien ambassadeur, qui a été quarante ans durant
au service de toutes les formes de la pourriture démocratique. Auprès de Claudel, Hugo lui-même fait figure de profond philosophe. Claudel est en politique l’équivalent
de la concierge parisienne qui, depuis quarante ans, attend l’arrivée des Anglais dans sa rue pour le lendemain matin... » Et Maritain : « Chez ce croisé haletant
de la démocratie, le mélange du latin de séminaire, d’un jargon de logicien et de scholastique moliéresque avec la phraséologie des Loges et des tribunes électorales,
ce mélange serait du plus haut bouffon si malheureusement trop de cervelles candides n’avaient cru y entendre les accents d’un pur prophète. » Si seulement nous
étions libres d’en redemander.
(Louis Montarnal, L'Action française 2000)
Je suis Partout, ce sont d'abord et avant tout de jeunes plumes dotées d'un immense talent et d'une grande culture historique, politique et culturelle,
nées dans l'ombre de Charles Maurras et de L'Action française. Au cours des années d'avant-guerre, le grand hebdomadaire suit avec la plus grande attention
les expériences politiques et sociales nouvelles en Italie et en Allemagne, et ne craint pas de dire que seul un "fascisme à la française" pourrait régénérer
la patrie, réunir nos peuples au delà des frontières et assurer la paix entre nous. Une cinquantaine d'articles choisis avec intelligence vous démontreront
vraiment ce qu'est une presse d'opinion de talent.
(Réfléchir&Agir)
Nous savions, depuis Dioudonnat, mais déjà bien avant lui, que Gaxotte, Brasillach et Rebatet avaient beaucoup de talents. Nous le savions par
Comme le temps passe, par Notre avant-guerre ou par Les Deux Etendards et Une Histoire de la musique. Maintenant nous le
savons par leurs articles politiques, écrits à chaud. Mais surtout nous découvrons avec plaisir la verve éblouissante d’un P.A. Cousteau, d’un
Alain Laubreaux, d’un Charles Lesca, d’un Henri Lebre, d’un Claude Jeantet, les dessins d’un Ralph Soupault, d’un Hermann-Paul. Des auteurs
et dessinateurs trop oubliés aujourd’hui. Relues soixante-dix ou quatre-vingt années plus tard, ces pages, dégagent un talent inouï.
Comme Céline, comme Les Décombres, il faut du recul pour en apprécier le sel, quand l’odeur de la poudre et du sang en masquait un peu le goût.
(Francis Bergeron, Synthèse nationale)
Un monument qui sort du sable !
(Emmanuel Ratier, Radio Courtoisie)
Domenico DI TULLIO Nessun dolore (2011) [remonter]
Prix : 23 €
Dans ce roman largement autobiographique, Domenico di Tullio nous parle de son irruption au sein de la planète CasaPound. Une planète toutefois non martienne mais
solidement arrimée dans l'Urbs éternelle. Dans les éclats de rire et les bastons sévères, entre un verre au Cutty Stark et une virée en vespa, comment ces pirates
fascistes du XXIe siècle ont-ils pu conquérir les coeurs et s'imposer durablement dans le paysage romain et italien ? Foisonnant d'invention et de créativité, les
garçons et les filles du Capitaine (surnom de Gianluca Ianone dans le livre) montent à l'assaut d'un monde en perdition et hissent bien haut le drapeau frappé de
la tortue. Cette nouvelle île de la Tortue n'est qu'à une heure d'avion de chez nous, et vous allez découvrir dans ce roman jubilatoire ce qui se cache derrière
les mots CasaPound, Blocco Studentesco, Cinghiamattanza ou Area 19.
Une leçon de vie et d'espérance.
Domenico di Tullio est né (en 1969) et vit à Rome où il exerce la profession d'avocat et milite pour CasaPound.
La CasaPound, cette "fleur noire piquée au coeur de la ville" est devenue une réalisation exemplaire pour nombre de résistants identitaires européens, fascinés
de voir comment des militants se présentant, sans complexe et avec humour, comme les "pirates fascistes du XXe siècle", ont su réaliser une véritable révolution
culturelle, à base d'imagination, d'inventivité et d'audace. Raconter une telle aventure à travers un roman pouvait paraître un pari risqué. Le pari est gagné, haut la
main, et on suit avec jubilation les pérégrinations des garçons et des filles de chez nous qui, pour être d'authentiques révolutionnaires, n'en agissent pas moins dans
une bonne humeur bien tonique. Avec un message d'espoir : "Peut-être qu'il suffit vraiment d'une étincelle pour rallumer le feu (...) Le sang des légions est toujours fécond.".
(Pierre Vial)
Ce roman retranscrit très bien la contre-culture militante, positive de CasaPound, qui propose une alternative concrète.
(Xavier Eman, Libre journal des lycéens/Radio Courtoisie)
Ceux qui ont été nommés par la presse les « fascistes du troisième millénaire » se veulent plutôt de nouveaux pirates. Ils se sont retranchés dans des espaces
qui ne les attendaient pas forcément, mais qu’ils ont su conquérir, à force d’observation du réel : ils ont dompté les événements, saisi les opportunités, et ont
avancé… Ils rebâtissent le monde qu’ils aiment, tout simplement ! Ils ne se sont pas demandés ce qu’« ils pouvaient faire » ; ils se sont simplement demandés
« ce qu’ils voulaient être »… et ils ont commencé à le faire. Ce livre raconte l’histoire de ces combats au quotidien, dans la Rome actuelle, acquise à nos ennemis
il y a peu, et désormais en phase de reconquête par l’exemple et le courage !.
(Roberto Fiorini, Terre&Peuple Magazine)
Roman largement autobiographique sur l’histoire de la CasaPound, principal squat alternatif des néofascistes romains dirigés par le mythique Gianluca Ianone et dont
Gabriele Adinolfi est l’idéologue. Tout ce que les militants français n’ont jamais réussi à concrétiser..
(Faits&Documents)
Hanna REITSCH Aventures en plein ciel (2011) [remonter]
Prix : 23 €
Cahier photos 16 pages
Hanna Reitsch. La femme-pilote aux multiples performances, l’héroïne de guerre, la jeune fille qui avait osé voler des dizaines de fois à plat ventre dans une fusée, à plus de mille kilomètres à
l’heure, pour en étudier la mise au point, et qu’une chute terrible avait laissée pendant des mois aux frontières de la mort. Cette femme d’un courage indomptable qui, à peine remise, n’eut qu’une
hâte, reprendre à nouveau ses expériences, et qui la première réussit, après que d’autres l’eussent essayé presque au prix de leur vie, à piloter des V1, dont elle voulait faire une arme – dans
l’ultime détresse de l’Allemagne déjà vaincue – pour une Légion de Volontaires de la Mort.
(Yvonne Pagniez, déportée à Ravensbrück et ancienne résistante)
Hanna Reitsch (1912-1979) fut une aviatrice et une aventurière allemande hors pair. Cette amazone était aussi une patriote sincère et paya de sa liberté son amour pour sa patrie. Dans ses souvenirs,
Aventures en plein ciel, agrémentés de nombreuses photos, elle retrace ce parcours hors normes.
Aventures en plein ciel est sans équivoque un livre plus que passionnant, qui doit être lu par tout amateur de l'histoire de l'aviation, a fortiori s'il s'intéresse au vol à voile ou au
IIIe Reich.
(Philippe Ballarini, Aerobiblio)
Une frêle jeune femme dont les yeux clairs et lumineux expriment une détermination sans faille : telle nous apparaît sur quelques photos d’époque Hanna Reitsch.
En elle vivait une âme altière, aussi vibrante que la lame d’une épée d’acier trempé.
(Terre & Peuple Magazine)
C’est aussi frais et sain qu’une promenade scoute. C’est d’une grande humilité devant les exploits et les distinctions (Croix de fer de 1e classe). Et le sens
du devoir, voire du sacrifice, n’est jamais pris en défaut. C’’est une éducation. C’est le triomphe de la volonté d’Hanna Reitsch, petit bout de femme (1m50,
40 kilos), aviatrice et patriote.
(Réfléchir & Agir)
Auda Isarn a eu la très heureuse idée de rééditer les mémoires de l’extraordinaire aviatrice allemande nationale-socialiste (qui vola même sur un V1 !)
Hanna Reitsch. De l’aventure, de la vraie !
(Faits&Documents)
Bruno FAVRIT Esprit du monde (2011) [remonter]
Prix : 21 €
Cahier couleurs 16 pages
Dans l’étude d’un choix d’oeuvres d’art, Bruno Favrit trouve prétexte à évoquer l’Esprit qui souffle sur le monde. Insaisissable, énigmatique, fascinant, l’Esprit se montre ou se laisse percevoir par
les consciences que l’amour de la vie tient en éveil. Parfois pris en otage par les imposteurs ou les fanatiques, il ressort toujours triomphant, fidèle acteur de l’inexorable volonté qui le meut. À
chaque étape ou événement de la vie, marquée par les plaisirs des sens ou des yeux – jusque dans l’énigmatique fin dernière et ce qui est supposé la suivre –, l’Esprit s’inscrit en filigrane, se
déploie, révèle à chacun l’essence et l’identité de son être projeté dans le Grand Tout du chthonien et de l’ouranien, des finis et des infinis. Pour accompagner le lecteur dans cette nouvelle quête,
Bruno Favrit a convoqué les dieux, les saints, les philosophes, les poètes, les guerriers, autant de figures qui ont façonné les mythes et nourri l’Histoire. La sensibilité artistique prend ici une
dimension nouvelle, insoupçonnée. Elle traduit la substance d’un monde à la réalité changeante mais sincère et profonde. Plus près de nous, elle souligne le rôle d’une amitié, d’un poème, d’un verre
de vin, d’une montée d’adrénaline, de l’amour et de la volupté, du spectacle de la nature et de la beauté des corps.
Né en 1960, Bruno Favrit est l’auteur de nombreux essais (Nietzsche, Écrits païens, Le Voyage du Graal, Vitalisme et vitalité) et de recueils de
nouvelles (Ceux d’en haut, Nouvelles des dieux et des montagnes).
Depuis des années déjà, à intervalles réguliers, ma factrice me tend un paquet posté dans le Midi, et dont je reconnais immédiatement l’écriture manuscrite,
à la fois abrupte et sensuelle. Un livre de Bruno Favrit, amateur de Nietzsche et alpiniste chevronné, écrivain hors circuit et penseur tonique. D’emblée, je sais
que ma soirée sera illuminée par ses méditations du haut des cimes (…) Dans ce musée imaginaire, Bruno Favrit ne cache pas que la source à laquelle il s’abreuve
est classique, grecque et romaine : Héraclite, Platon, Sénèque inspirent davantage ce poète (au sens de créateur) que tant de contemporains qui, demain, auront
sombré dans un juste oubli. Écoutons-le, ce Grec d’aujourd’hui, qui chante le vin et l’amitié, l’effort et l’indocilité : « Jouir réclame une conception du monde,
située dans le détachement de tout ce qui a pu nous être enseigné jusqu’ici, tout du moins depuis que le grand Pan a été déclaré mort. » Une Antiquité vivante, sans
rien de scolaire, pour résister à « la culture du somnifère et de l’aplatissement ».
(Christopher Gérard, La Presse littéraire)
La sensibilité artistique et le goût sûr de Bruno Favrit savent faire passer à merveille le souffle de cet esprit païen et européen, ô combien présent
dans tous ces chefs d’œuvre. Un livre à la croisée de différents chemins, qui devrait séduire nos lecteurs amateurs de peinture et de sculpture, ainsi
que ceux à l’âme poétique, férus d’histoire antique et de philosophie.
(Réfléchir & Agir)
Ensemble de méditations sur des œuvres d'art européennes, que ce soit des tableaux ou des sculptures. D'un esprit très classique et qui en fin de compte évoque les différentes problématiques
esthétiques, philosophiques qui parcourent tout notre identité européenne et notre vision du monde. C'est toujours avec un style très vivant, très clair ; c'est toujours un vrai plaisir de se
plonger dans la prose de Bruno Favrit.
(Pascal Lassalle, Libre journal des lycéens, Radio Courtoisie)
La réflexion érudite de Bruno Favrit se nourrit aussi de l’enseignement des philosophes, anciens et modernes. Autant d’éclaireurs, de passeurs,
susceptibles de nous faire pénétrer au cœur même de l’œuvre pour en saisir l’essence. On aura compris que l’auteur n’entend pas faire office de critique
d’art, au sens habituel du terme. Peu lui importe l’aspect purement technique. Il s’intéresse peu à la facture des tableaux à laquelle il consacre
parfois, mais sans s’appesantir, quelques lignes liminaires. Sa recherche est avant tout métaphysique.
(Pierre-Luc Moudenc, Rivarol)
Cet Esprit du monde, Bruno Favrit le décèle avec une finesse d’analyse qui dit combien il communie avec elles, dans des œuvres d’art dont la
liste éclectique peut surprendre le profane mais séduit immédiatement l’initié. Un fil d’Ariane subtil mais lumineux.
(Terre&Peuple)
Wilhelm LANDIG Les Rebelles de Thulé (2010) [remonter]
Prix : 30 €
Allemagne de l'Ouest 1979. Trente-quatre années ont passé depuis la défaite du Troisième Reich. Dans une petite ville allemande, une curieuse agitation s'empare d'une classe de lycée. Les élèves
s'insurgent contre l'intrerprétation donnée en cours par leur professeur d'histoire. petit à petit, ils vont prendre conscience du dessous des cartes, aidés par un professeur de leur établissement,
lui-même assisté d'amis à lui. Parmi eux, l'ex-major SS Eyken. Ils enseignent à la nouvelle génération germaine tout ce qu'on leur a caché : leur héritage, les origines atlantes et Heligoland,
le soleil noir, toute une tradition qui semblait anéantie alors qu'elle n'était qu'en sommeil. ils les promènent sur les hauts lieux de mémoire comme les Extersteine. Dès lors, un monde s'ouvre à eux.
En leur coeur, il n'y a plus qu'un seul voeu : celui de voir enfin l'Ere du Verseau balayer l'Ere du Poisson. L'heure des rebelles de Thulé a sonné...
Troisième et dernier tome de la trilogie Thulé de Wilhelm Landig.
Les aventures, les machines et autres V7, déjà prétextes dans Combat pour Thulé et Le Temps des loups à l’exposition d’un
Quatrième Reich et d’une sotériologie nazie, sont ici absentes. L’intrigue, en effet, se résume, dans le cadre d’une classe
d’élèves, à une suite de conférences, à l’enseignement de tout un corpus occultiste qui, s’il n’est pas original, est toujours
aussi passionnant que récréatif. Ainsi sont principalement convoqués : l’archéologie romantique, la Tradition dans ses postulats
les plus évoliens (voir Révolte contre le monde moderne), la conspirologie moderne (avec la Trilatérale, Bilderberg, le Council
on Foreign Relations (CFR), Zbigniev Brzezinski, la gouvernance mondiale, etc.). Plus essentiel, et le plus réussi du tryptique,
Les Rebelles de Thulé se lit comme un bréviaire d’érudition alternative.
(Réfléchir&Agir)
Arnaud Bordes La Matière mutilée (2010) [remonter]
Prix : 17 €
S'il y a des meurtriers et des meurtrières qui maudissent des nuits hémorragiques, des nécromants, des villes détruites et des cieux qui pourrissent. S'il y a des jeunes femmes équarries, d'autres qui s'adonnent à des magies peut-être noires, et d'autres encore, aux yeux délétères et purs, dont des soldats, des aventuriers, avant de mourir, avant l'assaut, avant la fin de tout, prient le souvenir et la nostalgie. Il y a aussi l'Histoire ou, qui en serait le supplément d'âme, une Histoire secrète. Alors, entre Russie soviétique et Allemagne, du château du Wewelsbourg à des laboratoires clandestins, des perspectives désaffectées de Severodvinsk à la Sibérie, de l'Afghanistan à Tchernobyl, s'agrègent machines et épouvantes, complots et expériences atroces, et se croisent Otto Rahn, la perverse Belissena, des constructeurs de Dieu et des savants hantés.
Arnaud Bordes réinvente le décadentisme en littérature, un décadentisme peuplé d'abominations et de scientifiques totalitaires
égarés dans quelque chose qui ressemblerait à un Teutoburg de science-fiction.
(Laurent Schang, Terre&Peuple)
Des textes post-modernes fort différents, tant dans leur ton que dans leur mode d'écriture, ponctués de vraies et étonnantes chutes.
Il y a du sang, des larmes, de la chair, du sexe. De l'humain en somme.
(Le Choc du mois)
Avec un rare talent, Arnaud Bordes explore les arcanes d'une Europe imaginaire
et magique. Entre ruines, cimetières et forêts sombres, à travers l'Union
soviétique et l'Allemagne nazie, il nous entraîne au coeur d'une histoire
secrète et épouvantable.
(Rébellion)
Personnalité incontestablement à part dans le bazar de l'édition
contemporaine, Arnaud Bordes écrit de vraies nouvelles, comme autrefois. Un beau
recueil signé par un écrivain qui a gagné en maturité littéraire.
(Eléments)
Loin de rompre avec la manière des livres précédents, La Matière mutilée en exacerbe aussi bien les qualités que les défauts. On peut en déduire que
l’écrivain a désormais trouvé sa petite musique. Les meilleurs de ces courts textes font penser à la veine d’André Pieyre de Mandiargues, ou à celle des
décadents de la fin du XIXe siècle (Huysmans, Villiers de l’Isle-Adam), ou encore à celle d’Oscar Venceslas de Lubic Milosz, l’auteur de L’amoureuse
initiation. Ces références disent assez le climat de la plupart des nouvelles. L’érotisme, raffiné, y est inséparable de la cruauté. Eros ne saurait se
concevoir sans Thanatos, et la littérature est là pour célébrer leurs noces tragiques. Telle est la conception d’Arnaud Bordes et le thème, vénéneux, qu’il
décline en de nombreuses variations. Il a en outre, le goût de l’occultisme et de la métahistoire. C’est l’arrière–cousin de Guaita, Péladan et Saint-Yves
d’Alveydre. Ces récits proposent enfin une lecture secrète de la Seconde Guerre mondiale.
(Pierre-Luc Moudenc, Rivarol)
Je tenais déjà Voir la vierge et Le Bazar de Clodagh pour deux précis supérieurs d'accommodement de la semence cosmique,
mais avec La Matière mutilée, je constate une fois de plus que ce cher Arnaud Bordes s'est surpassé dans la transmutation des
chairs infectées.
(Aleister Crowley, conversation avec Laurent Schang)
Wilhelm LANDIG Le Temps des loups (2009) [remonter]
Prix : 30 €
Mai 1945. Le Troisième Reich a rendu les armes, en capitulant par la signature de l'amiral Dönitz. Et surtout, Adolf
Hitler, le guide de la Nouvelle Europe, s'est suicidé dans son bunker berlinois après avoir épousé la fidèle Eva Braun.
Mais toutes les forces de l'Axe n'ont pas capitulé. Ainsi, un mystérieux convoi naval quitte le fameux Point 103, en
Antarctique, pour l'Amérique du sud. La base polaire est détruite volontairement. Accompagnés des révolutionnaires V7,
ces ovnis meurtriers, quelles est donc la nouvelle mission secrète de cette horde marine ? Qui sont ces hommes qui
voyagent incognito des Andes à l'Asie, tissant de nouvelles alliances et prenant même part à la Guerre de Corée ? Pour
qui complotent d'inquiétants cénacles secrets à New-York ? Ce deuxième volet de la fresque thuléenne de Wilhelm Landig
met plus que jamais aux prises deux forces antagonistes depuis la nuit des temps : l'étoile de David a déclaré la guerre
aux runes ! Qui vaincra entre le Sinaï et Thulé ? A vous de le découvrir en vivant le temps des loups !
Couverture originale de Dimitri/Guy Sajer
Vous êtes passionné d'uchronie, à savoir un auteur qui prend comme point de
départ une situation existante et qui en modifie l'issue pour ensuite imaginer
les différentes conséquences possibles, un zeste de tradition et d'ésotérisme
vous convient et, enfin, deux à trois SS ou nazis dans le décor ne vous
dérangent pas. Alors ces livres vont se retrouver très vite sur votre table de
nuit.
(Terre & Peuple)
Un curieux roman, se rattachant au nazisme ésotérique, qui retrace la survie et l'action dans l'Antarctique
d'anciens militaires du IIIe Reich. Il s'agit d'un des livres cultes de la jeunesse nationaliste allemande.
(Emmanuel Ratier, Faits & Documents)
Dans Le Temps des loups (avec un dessin de Dimitri/Guy Sajer en frontispice), Wilhelm Landig, ancien SS et ariosophe, continue d'y instruire l'occultisme nazi, tant sous la forme d'aventures
populaires que du militantisme et d'une quête des origines. Et si la dimension internationale et géopolitique y est plus évidente, avec une tournure qui rappellerait le roman d'espionnage,
on y retrouve les mêmes ingrédients techniques, symboliques et mythiques. Ce livre à l'intrigue aussi divertissante que didactique est une somme que tous les "magiciens du matin"
se doivent de posséder.
(Réfléchir & Agir)
Wilhelm LANDIG Combat pour Thulé (2008) [remonter]
Prix : 30 €
Hiver 1945, alors que les bombes américaines achèvent de détruire les villes allemandes et que les troupes russes entrent dans
Berlin, un mystérieux dernier carré se replie sur la base SS du point 103 en Antarctique. S’appuyant sur les ultimes
découvertes des scientifiques nazis de Peenemünde, les aviateurs du Reich expérimentent les premiers avions à propulsion
verticale. Ces véritables ovnis apparaissent ainsi, ici ou là, dans les ciels de la planète. Premier romancier à oser marier
l’uchronie et l’anticipation avec la Tradition, l’ésotérisme et le national-socialisme, Wilhelm Landig nous conte ici l’histoire
d’une poignée d’aviateurs SS qui va participer au combat de ces derniers Européens contre l’empire judéo-américain.
Ce gros pavé de 712 pages, premier tome de la trilogie Thulé, est pour la première fois traduit en français ! Culte !
Pour aller plus loin sur le sujet : fragments sur les temps présents
Les éditions Auda Isarn ont le mérite de s'être lancés dans la publication du
grand roman de fiction historique, politiquement très incorrect, de l'Autrichien
Wilhelm Landig (1909-1997). Un roman passionnant, mêlant uchronie, anticipation,
tradition et ésotérisme.
(Solaria)
Êtes-vous lecteur de Savitri Devi et Miguel Serrano, de Nicolas Goodrick-Clarke
et Jocelyn Goodwin, d'Otto Rahn et du Matin des magiciens de Louis Pauwels et
Jacques Bergier ? Neuschwabenland, dogger land, schwarze sonne, Abellio,
manisolas, Christ blanc contre Christ oriental, pôles symboliques, Hörbiger sont
des termes, des concepts, des noms qui raisonnent en vous ? En ce cas, vous
apprécierez ce riche, non moins qu'épais (712 pages) Combat pour Thulé.
Appartenant au genre du roman d'aventures populaires, les rebondissement y sont
nombreux, les personnages multiples et originaux. Quand à l'action, qui laisse
place à de nombreuses digressions aussi théoriques que, sans doute, militantes
(un IVe Reich métapolitique ?), elle est détaillée comme d'un rythme assez
soutenu. Wilhelm Landig, ancien membre de la Waffen SS, donne une espèce de
spicilège de l'occultisme en général et de l'occultisme nazi en particulier que
l'on lira en écoutant, pour être parfaitement dans l'ambiance, le groupe
folk-industriel de Gerhard Petak, Allerseelen.
(Réfléchir & Agir)
Petite mais d'un rare dynamisme, la maison d'édition occitane Auda Isarn a eu l'heureuse idée de
traduire de l'allemand un gros roman, mêlant ésotérisme et national-socialisme :
Combat pour Thulé de Wilhelm Landig, best-seller des milieux nationalistes allemands
depuis 1971.
(Emmanuel Ratier, Faits & Documents)
Gaëlle MANN Entre les fleuves (2008) [remonter]
Prix : 21 €
Après la disparition inexpliquée de son ami Robert Tiercin, Roland Mourgues decide de quitter Paris et d’aller au Koraq où une situation lui est proposée dans un palace international. Avec ses raffineries de pétrole, ses usines d’armement et son dictateur avide d’expansion, le pays qui l’accueille n’est plus l’Eden. On y vit dans l’attente permanente de conflits que le moindre prétexte peut faire éclater. Mais à l’hôtel Al Mansour, la climatisation occidentale fait oublier les dangers et la mort. Roland se laisse aller au plaisir de conquêtes faciles, jusqu’au jour où il rencontre l’énigmatique Michelle Kara, dont il s’éprend et devient l’amant. La guerre inévitable éclate. Michelle entraîne Roland vers le nord du pays où elle possède, au bord du desert, une sorte de citadelle, la villa Dilmun. De nombreux amis viennent les y rejoindre. Parmi lesquels l’inquiétant docteur Awad Moussad. Des fêtes perverses s’organisent pour tenter d’exorciser la guerre. Un roman superbement écrit avec l’Irak et la Guerre du Golfe en toile de fond.
Aux lisières, et peut-être un peu plus, de la démence sadomasochiste, le roman de Gaëlle Mann relie avec infiniment
de talent les beautés effrayantes du désir absolu aux horreurs apocalyptiques de la guerre, pour atteindre à une
manière de poésie fantastique, voire surréaliste. Par exemple avec ce portrait de l’être aimé - « front immense
d’une reine décapitée, sous les cheveux fins, collés à la peau » - ou avec ce paysage - « dans les vases luisantes de
la ceinture marécageuse, s’abattaient des milliers d’oiseaux en rafales, à la recherche enfiévrée de vers ». Toutefois, la
fiction ne se nourrit pas seulement ici de fantasmes morbides, mais encore d’une attention délicate et compatissante
aux malheurs d’un peuple dont la millénaire noblesse a été souillée par l’arrogance criminelle et imbécile de
l’Occident.
(Michel Marmin, Eléments)
Avec cette manière de saisir l'indiscernable et la gamme parfois ténébreuse des
émotions, Gaëlle Mann témoigne d'une déconcertante sensiblilité dans un style
très charnel. On se trouve vite plongé dans un décor et un monde décrits avec un
don superbe, à la fois imagé, subtil et fracassant. Roman musclé, sans cesse
émouvant, où se conjuguent volupté et violence.
(La Gazette du Palais)
Entre les fleuves c'est l'Irak, c'est l'Orient. Un Orient dont les déserts, les
monuments, les villes, les souks sont autant de hantises tandis que sur fond de
guerre, dans des paysages arides et automnaux, obscurcis par l'incendie de puits
de pétrole, passent des personnages équivoques, ombreux. Il y a là qui affleure,
entre dédales et souterrains, entre désirs et chairs moites, un romantisme noir
relevé de décadence. On appréciera également la finesse de l'analyse
psychologique qui, d'un trait, d'une formule, dévoile les caractères, et qui
froide, définitive, hautaine, retrouve la perspicacité d'un Paul Morand (dont,
du reste, l'espèce de cosmopolitisme suranné n'est pas absent). Entre les
fleuves est un beau roman dont Gaëlle Mann, d'un style classique et à la fois
voluptueux, perpétue l'envoûtement de la première à la dernière page.
(Réfléchir & Agir)
Gaëlle Mann aime les personnalités bien trempées et les situations fortes
qu'elle narre avec un réalisme plein de sève. Joutes guerrières ou amoureuses,
Eros et Thanatos aussi indissociables que l'avers et le revers. Encore ce
réalisme - des descriptions, des personnages, des scènes de guerre et d'amour -
est-il traversé de fulgurances lyriques qui projettent le récit dans une
dimension supérieure. Car le parcours de Roland Mourgues, ancré ici dans une
actualité récente, dans un pays martyrisé par un conflit barbare, est jalonné de
symboles qui transcendent l'espace et le temps. Sa fuite devant « l'horizon
d'apocalypse, ce rideau dévorant d'or et de pourpre qui balaie et brûle la terre
des hommes » invite à aborder d'autres niveaux de lecture. Tels sont la densité
et les attraits de ce livre dont on regretterait qu'il passât inaperçu, perdu
dans le foisonnement de la production courante. Ne fût-ce que parce qu'il porte
sur des événements actuels un regard peu conforme aux diktats manichéens du «
politiquement correct ».
(Pierre-Luc Moudenc, Rivarol)
Chez le dynamique éditeur occitan Auda Isarn, sortie d'un roman à clés de Gaëlle
Mann, Entre les fleuves, dont le thème de fond est un pays pétrolier, le Koraq,
derrière lequel le lecteur reconnaîtra l'Irak et la guerre d'agression anglo-saxonne.
(Faits & Documents)
Il se dégage de ce livre une ambiance envoûtante qui n’est pas seulement due aux parfums épicés
qui baignent ces antiques cités des Mille et nuits, en l’occurrence, une ville, Bassorah, qu’on
appelait la Venise de l’Irak et que les bombardements américains ont désormais détruite. On
songe à d’autres aventures et à d’autres romans ou films qui nous ont donné le goût de l’étrange
et de l’aventure ; Français bannis et exilés dans des pays chauds, aventuriers ou ratés sans
scrupules et sans but qui peuplent les bordels et les bars minables, une bouteille de whisky à
la main, et puis, il y a les autres, diplomates et journalistes réfugiés dans les cocons
aseptisés des palaces internationaux. On songe, en lisant Gaëlle Mann, aux héros du Rivage
des Syrtes ou du Désert des Tartares, mais, ici, l’ennemi ne tarde pas à se manifester
et il n’y a aucune subtilité ni ambiguïté dans les déplacements du mastodonte américain qui
annihile toute vie, humaine, culturelle ou autre, partout où il passe.
(Pierre-Emile Blairon, Hyperborée)
Pierre GILLIETH Ombre (2007) [remonter]
(épuisé)
Paris de nos jours. Plusieurs hommes politiques sont abattus par un mystérieux assassin qui laisse sur les lieux du crime une carte de visite signée "Ombre". Quels mobiles arment sa main ? Règlement de compte politique, terrorisme, rivalité maçonnique, chantage, quelle secrète vengeance décime les têtes ? Un tandem d'inspecteurs de la PJ, un vieux garçon d'origine russe et un jeune loup en pleine panade de couple, va essayer de mettre un terme à cette série noire, aidée de manière inopinée par une call-girl.
Toute une faune pittoresque (néo-nazis, call-girls, nantis de la politique et
francs-maçons) viendra pimenter l'affaire sur fond de musique rock (de Jad Wio
au Velvet, en passant par Neil Young), de drogues, bordels et alcools forts.
Comme dans un film en clair-obscur de Samuel Fuller ou adapté de James Mc Cain,
l'auteur se déplace dans l'univers glauque et prototypique du polar avec une
belle aisance. Sous sa plume alerte, les personnages secondaires conquièrent
même une véritable épaisseur (comme la douce mamie Kojak). Une étonnante
maîtrise narrative pour ce premier roman policier, un ton vraiment singulier,
vif, quelquefois corrosif.
(parutions.com)
Sur un rythme soutenu par des dialogues enlevés (tradition française et audiardienne), sur un
ton à la Fajardie, l’élégance distanciée de ce roman noir laisse passer, en un discret adagio,
la petite musique d’un spleen urbain et la vague tristesse du quotidien. Si tous les condiments
du genre sont présents que, grand lecteur de romans policiers (on le constate à chaque page),
Pierre Gillieth saupoudre d’une main sûre, le charme est aussi au-delà, dans les silences du
récit et dans ces ombres cinématographiques qui, de par leur prisme déformant, font référence à
l’expressionnisme d’un Murnau ou d’un Lang, à ces insaisissables malfaiteurs fardés de nuit.
Un court roman, serré comme un petit noir, que l’on lira d’une seule gorgée, en contemplant la
putain splendide – escarpins, minijupe, pâleur et khôl – qui pose en couverture.
(Le Magazine des Livres)
Tous les ingrédients du genre sont réunis au profit d'un suspense bien conduit. Un récit léger,
épicé, comme on les aime.
(Pierre-Luc Moudenc, Rivarol)
Très bon roman à tiroirs, Ombre se lit avec grand plaisir. La séquence consacrée aux traditions de la Gaule celtique
rappelle que Pierre Gillieth consacra un ouvrage à ce sujet. Partez en compagnie des inspecteurs Lamour et Lamargelle, sans
oublier la charmante Solène, pour une aventure vraiment originale.
(Radio Massabielle)
J'ai lu ce roman policier d'une traite. Le camarade A.D.G. ne s'était pas trompé en accueillant
Pierre Gillieth dans la confrérie des initiés - comprenez les auteurs de polars dignes de ce
nom. L'ambiance ("l'atmosphère" comme aurait dit notre grande Arletty) est glauque à souhait.
Les personnages ont une épaisseur attachante et l'intrigue est si bien ficelée qu'on en
redemande, la dernière page tournée.
(Pierre Vial, Terre & Peuple magazine)
Bruno FAVRIT Ceux d'en haut (2007) [remonter]
(épuisé)
Cinq nouvelles autour de la montagne : "Ceux d'en haut, "La Voie hérakléenne", "L'Elément perturbateur", "La Fête du cerf à Peiralevada", "Les Urgoniens".
Des Cévennes aux falaises du Haut-Languedoc, des Alpilles aux montagnes afghanes, on suivra des
personnages en quête d’altitudes et d’ascensions qui, si elles célèbrent et s’inscrivent dans
une forme d’action, concourent, prenant alors une valeur spirituelle, à quelque accomplissement,
à quelque aventure intérieure. Dans la vastitude des paysages, chaque voie d’escalade frayée
s’apprécie tel qu’un parcours initiatique où chacun se dépouillera des scories du quotidien,
de ses fallacieuses apparences sans cesse fluctuantes, pour atteindre à une manière de
contemplation austère et virile. Ces récits élaborent une critique de la modernité, fine, mais
sans ménagement, et qui ne parasite ni n’alourdit l’intrigue, dont sont dénoncés les artifices
et les grisailles toujours recommencés, les faux idéaux comme l’esprit d’inquisition qui s’y
fait jour. Ceux d’en haut est aussi appréciable par la limpidité du style, d’un style sans gras
aucun, qui sert le propos et la pensée, non moins limpides. Et, de même, on notera les
nombreuses références aux auteurs classiques de l’antiquité : Héraclite, Horace, Ovide,
auxquels Bruno Favrit s’entend par coeur.
(La Presse Littéraire)
Des nouvelles habitées par un souffle païen qui exaltent les montagnes et leurs légendes. Un amour ardent des pays
du Sud, Alpilles, Haut-Languedoc, Cévennes, gardiens des mythes et des traditions.
(Pierre-Luc Moudenc, Rivarol)
Le titre même de ce recueil de nouvelles nous dit qu'il ne s'adresse pas à ceux qui stagnent
dans les basses terres, ceux que Nietzsche a crucifiés sous le nom de "tarentules". Bruno Favrit
est, en effet, homme d'altitude. Aux deux sens du terme : il aime monter vers les sommets et
il appartient à la race de ceux qui n'apprécient rien tant que la hauteur de vue, le détachement
à l'égard des soucis matérialistes, la quête d'une sérénité qui rime souvent avec solitude. Ses
nouvelles nous entraînent du coup, dans un monde que nous aimons. on y rencontre des personnages
toniques, respirant la Grande Santé.
(Pierre Vial, Terre & Peuple magazine)
Arnaud BORDES Le Bazar de Clodagh (2007) [remonter]
(épuisé)
Six nouvelles érotiques où âmes en perdition, bacchantes et jeunes filles
faciles, peintres et érotomanes errent de bas-fonds en maisons closes, de
manoirs orgiaques en forêts sacrificielles, de boudoirs fin de siècle en ruelles
byzantines. Dépravations, magie sexuelle, épouvante, stupre et envoûtements...
Le nouvel Arnaud Bordes !
Arnaud Bordes affectionne les chairs que l'on écorche, les viscères qui se décomposent, les bibliothèques englouties, les villes
qui se meurent et Byzance où l'on débat du sexe des anges. C'est un écrivain fin de siècle, mais de tout siècle. Autant dire qu'il
ne sera jamais un écrivain à la mode : il a de l'imagination à revendre et notre bel aujourd'hui l'indiffère. Ce Bazar de Clodagh,
c'est un peu comme si Baudelaire, Sade et Lovecraft s'étaient réunis et avaient mis leurs fantasmes en commun. C'est
complètement dément, c'est absolument pornographique, c'est suprêmement aristocratique. Et c'est alchimiquement beau
comme la merde dans un tableau de Rembrandt.
(Michel Marmin, Eléments)
Parfois, la beauté surgit là où on ne l'attend pas, le livre pousse chez un éditeur inconnu, comme cette fois les éditions
Auda Isarn. Il ne faut que quelques paragraphes, quelques phrases presque, pour reconnaître chez Arnaud Bordes le
peintre de cœur. Sa palette de mots déploie des tableaux somptueux où le noir de bitume cher à Delacroix le dispute à
toute la gamme des ocres et des rouges vifs en épices, dans les dédales orientaux du Bazar de Clodagh,
première nouvelle donnant son titre au recueil. Si Arnaud Bordes dans ces récits est un pornographe, ce serait au sens
le plus noble du terme, celui de styliste de l'extrême. Il n'est pas un de ses paragraphes qui ne plonge dans les marais
de la chairs sans en ramener un peu d'abîme. Il salit ses mains dans le brouet qui fait trembler, précipite l'imagination
à sa limite, provoque le recul, mais au terme du chemin délivre l'esprit de la prison de ses gênes. Rien de commercial,
dans cet érotisme là. Si l'énorme est tapi en embuscade, le choc ne pousse pas vers la facilité des éditions
commerciales, mais vers les retranchements intérieurs. Et il y a quelque chose de D.H. Lawrence ou de Julien Gracq,
dans nombre de ces descriptions où la nature ne vend pas les bons sentiments de l'écologie facile. La forêt, les eaux,
les matières, de frémissements en décompositions, sentent la terre humide et les matières organiques en putréfaction.
Elles appellent l'humain au même mélange de la mort et de la vie.
(Tang Loaëc, Le Nouvel Obs)
C'est au genre érotique que s'essaye Arnaud Bordes dans son troisième recueil de nouvelles, ce qui ne nous surprend
pas, car le motif sexuel hantait déjà de façon sourde mais sûre ses précédents ouvrages. Comme cet auteur est
décidément doué, il réussit à nous donner à lire un livre surprenant et beau, dans cet exercice pourtant fort périlleux
qu'est l'écriture pornographique. Le Bazar de Clodagh s'inscrit dans la continuité du Plomb et de
Voir la vierge et l'on y retrouve la plupart des motifs constitutifs de l'univers d'Arnaud Bordes : mises en
abîme répétées et enchâssées du livre, érudition fantasque, héros et héroïnes guerriers aux noms improbables
(à commencer par Clodagh qui désigne une femme), contrées et temps aussi obscurs que sanglants, occultisme
(la confrérie de Cruor dans Rapports sur l'art nécromantique), tératologie et sauvagerie, références aux
auteurs fin de siècle, mélange des genres élevés et populaire... Le Bazar de Clodagh est un livre débauché.
L'ensemble du texte devient une sorte d'écrin, un cadre doré et baroque entourant la toile centrale, le passage
sexuel, magnifique. La langue mêle des mots crus et des métaphores si précieuses et délicates qu'elles en deviennent
par moment délicieusement kitch : « Elle cracha mon foutre sur l'œil d'une prostituée qui, aussitôt, appela ses
consœurs pour qu'elles vinssent sécher ces pleurs. » Le pari est hautement réussi et on attend avec délectation le
prochain livre.
(Sonia Anton, La Presse littéraire)
Lire Le Bazar de Clodagh, c’est se perdre dans les bas-fonds sanglants encombrés d’étals de
bouchers, les troubles faubourgs de Vlachernes, les bordels fangeux qu’aurait pu peindre Otto Dix ;
c’est aussi se scandaliser de ces charniers anatomiques, ces mutilations abjectes, que l’on
souhaiterait illustrées par Hans Bellmer ; mais c’est surtout un texte violent, éminemment corrupteur,
à ne pas mettre entre toutes les mains. Chastes épouses, dévotes militantes, ne l’achetez pas : tant
on y célèbre de ces cultes païens, ces fastes nécrophiles, et de toutes ces amputations souillées de
sperme, ces fornications moisies : « Le boudoir blanc devint un abattoir humide d’une rosée de
carnage. » Ce sont enfin des clameurs immondes qui résonnent jusqu’à nous, ce braillement des
lames de sabres, de poignards à chaîne d’argent, de tous ces arsenaux pervers, faisant le bonheur
des bourreaux les plus virtuoses, ces cris de douleur grasse aux confins de l’ignoble, d’un érotisme
quasi intolérable ; un peu comme si le meilleur film gore était remâché par Tinto Brass ou le Pasolini
glacial de Salo ou les 120 journées de Sodome. De toutes ses œuvres, Le Bazar de
Clodagh est sans doute celle qui représente le mieux le génie poissard et précieux de son
auteur, une parfaite consécration pour un style inégalable, raffiné, ses phrases difficultueuses,
son vocabulaire dévoyé, cérémonieux, portant haut l’imparfait du subjonctif ; bref de l’orfèvrerie en
décomposition : « J’eusse aimé me tatouer avec les râles de son orgasme. » Le Bazar de Clodagh
est un véritable chef-d’œuvre de notre littérature obscène.
(parutions.com)
Virginité idéelle
d’un Corto Maltese, dont le portrait sert de fanal à l’ouvrage ? Le volume, il faut ici le souligner, est de rare
facture : l’enveloppe annonce la perfection du texte... Mauve et noire, précieuse comme il convient à une forme
palimpseste de l’enfer du XIXe siècle. La couverture donc, un bois gravé de Félix Vallotton reproduit,
black and white, nous livre le corps blanc d’une hétaïre, en son boudoir, nonchalamment étendue. La très
chère étant nue, abandonnée à une lascive pose, de dos, est-il besoin de le préciser ? Je le précise, postérieur offert
aux regards, à la fessée ou la possession licencieuse, interdite. Je m’arrête, manquant singulièrement d’imagination,
l’auteur et les dames du temps jadis y pourvoiront ! Bordes sait dire cela beaucoup mieux que je ne le puis :
Elle s’allongea, fœtale, en fesses, afin qu’effleurât le soupçon rond ; elle se profila, le pubis cru, en surplomb.
Du sang de la volupté et de la mort, ce serait peu dire, du sperme, du venin, de la boue, de l’orgie, du lucre et de
la peine ! La chair est lugubre, la femme goulue, le monde vide, la solitude démentielle et le livre, pas de ceux
à lire de la main gauche, tant la bagatelle se fait nature morte où les mouches et les vers à l’envi voltigent
au-dessus des alcôves, les corps ici se veulent charognes infâmes, les organes viandes déjà avariées, servies
froides aux repas de noces. Soupçon de romantisme attardé, aubes et crépuscules manqués, ne demeurent
que la fruition des mots, la jouissance sans pareille d’avoir maté la langue, soumis la grammaire à une rude
discipline et ramené les corps à leur matérialité brute. Au bazar de Clodagh, le romantisme est un réalisme,
la naissance du monde le cloaque où origine et destination se confondent, la perfection du langage, babélisme,
le raffinement des plats, l’excellence des choses, festin nu. Arnaud Bordes écrit à la perfection, manie en érudit
et en homme d’esprit à merveille le pastiche.
(Sarah Vajda)
Benito MUSSOLINI La Maîtresse du cardinal (2007) [remonter]
Prix : 18 €
Premier et unique roman du Duce lorsqu’il était, à 26 ans, secrétaire du Syndicat Socialiste du Travail à Trente (Autriche). Il
nous y narre les aventures d’un cardinal qui songe à jeter sa pourpre aux orties par amour pour une courtisane. Las, ses
ennemis du Vatican et du clergé local vont tout faire pour le perdre. Un roman feuilleton très XIXe (dans la veine d’un Eugène
Sue) où percent déjà un goût prononcé pour la volonté de puissance et la violence politique, rehaussé par un parfum
délicieusement anticlérical. Un document, pour la première fois traduit en français.
Laissez-vous tenter par cette histoire qui, si elle n'égale pas les oeuvres de Dumas ou
d'Eugène Sue, se laisse lire agréablement. Après Hitler artiste peintre, Mussolini romancier,
peut-être Pol Pot poète et Salazar danseur étoile ?
(Radio Massabielle)
On prendra ce livre pour sa valeur documentaire plus que pour ses qualité littéraires. S'y trouvent toutefois
intégrés à la fiction plusieurs éléments biographiques susceptibles de retenir l'intérêt.
(Pierre-Luc Moudenc, Rivarol)
Un bon livre, admirablement traduit, à lire à toute vitesse selon la loi du genre. Oeuvre de jeunesse bientôt
centenaire, dans la veine feuilletonesque d'alors, en tout cas habilement inspirée des maîtres du roman populaire, du
vicomte Ponson du Terrail à Léo Taxil pour ses ouvrages anticléricaux.
(Réfléchir & Agir)
Publiée en feuilleton dans le journal La Vita Trentina, La Maîtresse du cardinal s’inscrit dans la veine du roman populaire et historique.
En effet, grand lecteur d’Emile Gaboriau, d’Alexandre Dumas, de Tommaso Grassi, Benito Mussolini en reprend
volontairement tous les codes. Il y a donc du suspense, c’est à dire au sens strict, la suspension du récit dont les
évènements sont évidemment reportés au chapitre suivant puis des digressions multiples, puis des entrecroisements
d’intrigues, jusqu’aux personnages hauts en couleurs, distribués clairement en bons et mauvais, humbles et fortunés,
et dont par exemple, comme dans les romans d’Eugène Sue, la seule appartenance à tel ou tel milieu social participe
du drame (…) Œuvre plaisante, divertissante, d’un charme suranné, La Maîtresse du cardinal
tentera à coup sûr les amateurs de curiosités et de raretés.
(Le Magazine des Livres)
Une vraie curiosité jamais traduite jusqu’alors en français !
(Faits & Documents)
Jack MARCHAL, REMI, DIOCLETIEN
Casque à cornes et manches de pioche (2007) [remonter]
(épuisé)
Vous en rêviez, nous l’avons fait ! Voici l’intégrale de l’ami Jack Marchal avec sa mythique série des Rats maudits
(l’histoire en bd de la prise d’Assas par le GUD à la haute époque !), œuvre culte des étudiants de tout âge, l’hilarante
Histoire de la civilisation racontée aux enfants (qui n’avait jamais été rééditée depuis les années 70). Pas rat (ou
maudit alors !), la maison vous régale de l’intégrale de Rémi qui dessina dans le journal Balder (d’un certain
Emmanuel Ratier, toujours dans les 70’s) la désopilante bd La Bande à Balder et Le Rat molli.
Plus près de nous, nous avons complété cette appétissante mixture de l’intégrale de Dioclétien (Auda, princesse
wisigothe et autres antipasti). Bref, le must de la bédé europaïenne depuis Lascaux !
Ce très excitant album offre en fac-similé très propre plus de cent pages grand format de bédés fafs introuvables.
A commencer par les hilarants Rats maudits de Jack Marchal, chronique de la droite dure à la fac d’Assas , dans les
années gauchistes 70. Saluons l’excellent travail de l’éditeur toulousain.
(Le Libre Journal de la France Courtoise)
Un superbe album grand format de plus de cent pages avec reliure cartonnée ou quand les nationalistes avaient
de l’imagination… Tout un monde révolu.
(Faits & Documents)
KONK Tout le monde il est français (2006) [remonter]
(épuisé)
Konk tue.
Le nombre de ses victimes mortes de rire se compte par millions.
Depuis quarante ans, ce dessinateur génial a sévi dans L’Express, Le Monde, Le Matin de Paris,
L’Evènement du Jeudi, Le Figaro, Valeurs Actuelles, National Hebdo.
Une descente aux enfers qui l’a peu à peu rapproché du camp de la liberté.
Indifférent (quelle rareté aujourd’hui !) aux honneurs et au fric, Konk continue de dessiner crânement
ce qu’il pense sur des sujets plus que jamais tabous : l’immigration, l’insécurité, les tartuffes de
gauche comme de droite, le lobby qui n’existe pas et qui verrouille tout, le mondialisme et son
Frankenstein bruxellois,…
Sur près de trois cents cartes postales, ce petit voyage au bout de la France nous fait prendre, entre deux éclats de rire, la mesure de notre décadence actuelle.
Précisons que cet album ne convient vraiment pas aux bobos ou aux ethno-masochistes.
Est-il encore besoin de dire qu'un album de Konk est un événement ? Sans doute pas. Mais il convient de signaler -
et de recommander- particulièrement ces 300 dessins au vitriol rassemblés en un luxueux album à l'italienne, cartonné,
sur papier glacé 135 grammes s'il vous plaît !
(Alain Sanders, Présent)
Avant qu’il ne se retire au désert, Konk était le meilleur dessinateur français. Profondément original et très
supérieur à Plantu avant que Le Monde, où il faisait le dessin de une, ne se débarrasse de lui, terrifié par ses
faiblesses pour le révisionnisme. Venu de l’extrême gauche, le paria se recycla à Minute ou National
Hebdo. Pour tous ceux qui se lamentent de ne plus le retrouver dans les colonnes de ces hebdomadaires, une
grande consolation : Tout le monde il est Français, une sélection de 300 dessins au vitriol, luxueusement
présentés dans un album cartonné. Un cadeau de Noël idéal pour réveiller les endormis !
(Rivarol)
Konk n’a pas son pareil pour mettre à nu les impostures du Système en provoquant un rire ravageur.
(Dominique Venner)
Un nouvel album de Konk, c’est un événement. Konk met toujours dans le mille, et par un seul dessin il renverse
les mensonges, les impostures, montrant l’absurdité, le non-sens, de l‘idéologie dominante. Il fait exploser les statues
grimaçantes de la pensée unique en grands éclats de rire. Mais tout de même on rit jaune. Car il met à nu, au scalpel,
une réalité qui n’est vraiment pas drôle. Bref, c’est une véritable encyclopédie de la subversion multiforme qui détruit
la France. C’est souvent le rire du désespoir mais aussi celui qui rend l’espérance, qui redonne courage pour repartir
au combat. Cet album, remarquablement édité, sur papier glacé 135 grammes, avec une forte couverture cartonnée,
est une arme de destruction massive. A propager sans modération.
(Yves Daoudal, National Hebdo)
Arnaud BORDES Voir la vierge (2006) [remonter]
Prix : 12 €
De champs de bataille en officines occultes, d’instruments de torture en livres apocryphes,
de Prague à Campêche, de Vienne à Londres, en passant par des cités perdues et d’autres
géographies oubliées, les nouvelles de ce recueil sont autant d’aventures que d’ouvertures
sur l’imaginaire. Et quand rodent les ombres de Jack l’éventreur, quand se croisent femmes
alchimiques et putains hantées, bestiaires fabuleux, conquérants, pirates, bourreaux et
érudits, on assiste à la rencontre de la barbarie et de la préciosité, d’une cruauté et d’un
raffinement qui s’en prennent au corps comme à l’âme : ici, la chair appelle le couteau,
là l’esprit attend la malédiction.
Après Le Plomb, remarqué par la critique, Arnaud Bordes, nouvelliste, critique
littéraire, collaborant à diverses revues, notamment La Sœur de l’Ange, Jibrile, Cancer,
La Presse Littéraire, Saon’art, signe, avec Voir la Vierge, son deuxième
ouvrage.
Le style d’Arnaud Bordes est un frégolisme des mots que l’image stylise. Ses nouvelles
superbes, dans la lignée de la lyrique gnostique d’un Aloysius Bertrand, évoquent des images
émouvantes et insolites, toujours neuves et inespérées, qui ne laissent pas de saisir et de ravir le
lecteur. La nouvelle éponyme du recueil est une extraordinaire allégorie de la modernité. Lire
Arnaud Bordes, c’est reconnaître que les métaphores sont les fleurs ineffables des muses, ces
«collisions flamboyantes» qu’exaltait Lautréamont. On ne se lasse pas de ce jeu
invisible sur les nuances de la langue, de ce savant maniement plastique des mots. Un écrivain
de talent.
(Alain Santacreu, Contrelittérature)
Un lettré décadent qui s’inspire à la fois d’Huysmans et de Borgès, multipliant allusions alchimiques et
phantasmes meurtriers. Son vocabulaire est précieux, tout en allitérations torpides, ses adjectifs étonnent, ses
métaphores ravissent, quant à l’implicite, Arnaud Bordes en est le virtuose, car si ce qu’il écrit se révèle souvent
terrible, ce qu’il suggère - un écrivain qui suggère, en l’an de grâce 2006 ! - suscite une exquise répulsion. Prendre
une coupable volupté à déchiffrer ces humeurs noires et rouges, c’est mettre son âme en péril !
(Christopher Gérard, La Revue Littéraire)
Hymne à la décomposition, célébration de l’horreur, le dernier recueil de nouvelles que signe Arnaud Bordes sous
le titre de Voir la vierge ne manquera pas de séduire les forts, voire de les enivrer. Surenchérissant dans ce registre sur
Le Plomb, son précédent recueil, confirmant le virulent expressionnisme dont celui-ci témoignait, Arnaud
Bordes livre ici des descriptions d’une réelle force hallucinatoire. De la première à la dernière page, c’est un incessant,
un étourdissant crépitement d’images. Grand liseur, nouvelliste, Arnaud Bordes est tout autant alchimiste, et riche de
multiples références ésotériques, il dote d’un solide arrière-plan ses intemporelles fictions. Magicien, ses mots tissent
un tapis volant par lequel c’est un délicieux vertige que de se laisser emporter.
(David Mata, Eléments)
Arnaud Bordes est un chaman, un chasseur de trésors qui hante les sept mers pour glaner de précieuses étoffes dont il
tisse ses récits. Des histoires ramenées des steppes de la Russie lors de la retraite napoléonienne, des ruelles pavées de
Whitechapel, exhumées d’un parchemin boucanier ou d’un amour supplicié… On y chante Prague «pleine de
clochers dont les flèches poignardent le ciel en plein ventre», un donjon corbusien «étouffé de lierre noir»
dont «les mâchicoulis dessinaient des sortes de rictus» et «le chemin de ronde et ses meurtrières ne laissaient
plus passer que la nostalgie d’un garde désormais fantôme», un Achéron «qui coulait comme un magma d’émeraude».
Voici un auteur rare, un alchimiste du verbe, qui oscille entre symbolisme et gothique, un cousin éloigné d’Edgar Poe,
Lautréamont, Barbey d’Aurevilly, Maurice Magre, Pierre Loti, Thomas de Quincey… Une qualité d’écriture qui ne
peut que séduire et envoûter. A déconseiller toutefois à ceux qui croient que Paulo Coelho ou Jean d’Ormesson sont
des écrivains…
(Réfléchir & Agir)
Voir la vierge révèle un écrivain qui se meut avec aisance dans un univers gothique dont il
exploite les ressources avec une richesse d’imagination peu commune. Les huit courtes nouvelles
qui le composent font circuler le lecteur dans l’espace et dans le temps. Elles l’entraînent à Prague,
Londres ou Vienne, dans des lieux étranges où il croise des personnages qui le sont tout autant :
membres de la Confrérie de Cruor, «société de poètes assassins férus de volupté gourmande et
d’horreur esthétiques», alchimistes férus de vieux grimoires, perpétuant leur art dans de
sombres officines, aventuriers de l’esprit et du corps, bourreaux ou conquérants, femmes à l’âme
pure et au corps avili. Tout un «arrière monde», comme eût dit Pierre Gripari, où se côtoient,
dans un carnaval somptueusement coloré et sordide, des êtres dont on ne sait trop, parfois, à quel
règne ils appartiennent, humain ou animal, voire mécanique, comme dans la nouvelle éponyme.
Surtout lorsque se fait ténue la frontière entre le rêve et la réalité. Un foisonnement baroque qui ne
laisse pas de séduire. C’est un enfant de Pieyre de Mandiargues, autre maître de la nouvelle
fantastique à l’érotisme vénéneux dont il cite en exergue une phrase. Il va sans dire que cette
filiation n’a, dans mon esprit, rien de réducteur. Bien au contraire. Elle situe l’auteur dans une
lignée d’écrivains rares et précieux. L’émergence d’un de ses surgeons talentueux mérite d’être
saluée.
(Pierre-Luc Moudenc, Rivarol)
Ce recueil de nouvelles, écrites dans une langue dense et drue, décoiffe le lecteur non averti. Des images fortes,
cruelles, le plongent dans un univers où la couleur du sang, omniprésente, se marie à celle des noires nuées bouchant
l'horizon. Le lecteur aventureux, fasciné, se plongera avec délectation dans une prose qui a un caractère
hallucinatoire et qui crée un univers où le fantastique et le sordide se télescopent.
(Pierre Vial)
Voir la vierge prolonge avec force talent cet univers original, n’appartenant qu’à Bordes,
cette petite musique par laquelle le lecteur avisé reconnaît une écriture vraie, et nous plonge dans
sept histoires de splendide facture, entre batailles et laboratoires alchimiques, occultisme et
putains, livres apocryphes et instruments de torture, à moins que ce ne soient des livres de torture
et des instruments apocryphes. Et, au fond, c’est le cheminement d’Arnaud Bordes l’écrivain qui
surgit ici, tout en recherches et en expériences, une sente de l’âme. Un bel œuvre, au sens
alchimique du terme, et la preuve par l’édition que la nouvelle littérature est bien vivante.
(La Presse Littéraire)
Jacques ROUCOLLE Werwolf, le dernier carré (2005) [remonter]
(épuisé)
Ce livre est un événement !
Il est le premier en langue française à évoquer la page tragique du Werwolf.
Créé en 1944, sous l’impulsion d’Himmler, le Werwolf anticipait l’effondrement du Reich et préparait la résistance
nationale-socialiste à l’occupation alliée et soviétique.
Il s’opposa d’abord à l’avancée de ces derniers puis rentra dans la clandestinité pour combattre les nouveaux envahisseurs
du sol allemand.
Sabotage, assassinats politiques, propagande, survie, tel fut la vie de ce dernier carré hitlérien qui lutta jusqu’à la fin de
l’année 1947.
Ce livre permet de découvrir l’héritage historique allemand qui a permis la naissance du Werwolf (et ses racines remontent
au Moyen-Age), ses principaux acteurs, ses débuts et son existence sur les différents fronts, à travers mille témoignages.
Donald Rumsfeld a récemment comparé la guérilla irakienne au Werwolf allemand. Ce livre passionnant et copieusement
illustré (par un important cahier photo) a été écrit par un historien français qui a consacré dix ans de sa vie à des recherches
approfondies, notamment dans les archives militaires de Berlin et de Moscou.
Cet ouvrage sur un sujet peu connu sera longtemps incontournable.(Rivarol)
Werwolf, un mot qui fut et reste un rêve pour certains, un cauchemar pour d’autres. Jacques Roucolle décrit, avec la rigueur de l’historien, ce que fut ce mouvement condamné à un destin tragique. Car nombre d’Allemands, jeunes et moins jeunes, ont choisi de donner leur vie pour laver l’affront de la défaite. Leurs réseaux de résistance armée ont donné de rudes coups à l’occupant. Mal connu ou - ce qui est pire - caricaturé, le Werwolf a écrit une page sanglante qui mérite d’être inscrite dans le grand livre du devenir européen.
(Pierre Vial)
Olivier MATHIEU Une nuit d'été (2005) [remonter]
(épuisé)
Maîtresse d'un riche et brillant pianiste juif, le polygame Grégoire Isnard, puis amoureuse d'un écrivain exilé, misérable et au bord de la mort, Robert Pioche, une jeune fille trop longtemps masochiste se trouve déchirée entre deux amours, deux conceptions du monde, deux modèles de vie. Un roman d'amour, de passion et de jalousie où les scènes de sodomie dans un palais toscan, de fellations au clair de lune, de doigts qui pénètrent un vagin menstrué disent le sexe sans ambages ni tabous. C'est une fresque étonnante de la ville de Florence d'hier et d'aujourd'hui, et une invitation païenne à parcourir les chemins du Grand Midi vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Une réflexion sur l'amour et la mort.
Une nuit d'été est le dixième roman d'Olivier Mathieu, qui a récemment obtenu une voix à l'Académie Française.
Olivier Mathieu a connu une gloire médiatique-éclair en scandalisant les biens pensants lors d’une émission
télévisée de Christophe Dechavanne, il y a quinze ans. Depuis, comme un adieu à ce monde informe, il voyage. Il a
fait ce choix sublime, radical et courageux entre tous, de ne jamais travailler à autre chose qu’à traquer la beauté
partout. Et il en trace, pour nous, les contours avec éclat dans ses livres. Par cette Nuit d’été, il nous conte la nouvelle
geste de son héros-double, Robert Pioche, qui dispute la beauté, justement, à un vil sophiste embourgeoisé. Un
combat autour d’une jolie femme qui n’est que la métaphore d’un antique duel, opposant, depuis la nuit des temps,
le désert au soleil. Tendez bien l’oreille et vous entendrez le chant sublime et poétique de ce dernier beatnik, d’un
Cynique égaré dans nos temps gris, d’un destin solaire entre tous. Et le final est digne de ce nom puisque, en
apothéose, un clochard luciférien (porteur de lumière) rend hommage à un autre clochard magnifique.
(Réfléchir et Agir)
Crânement qualifié de roman érotique, Une nuit d’été livre en fait des sentiments purs,
éloignés de l’exhibitionnisme déplacé qui caractérise le genre. Il exprime que les plus beaux sentiments
passent par les sens, mais aussi que les transgressions amoureuses sont des blessures, tant de la chair que
de l’âme. Cet érotisme rend hommage à Eros et à Apollon. Olivier Mathieu, l’auteur, dont le héros est aussi
le double littéraire, cisèle ses phrases, pèse ses mots et éclaire son propos d’images sublimes. Ce sont celles
de l’Italie des poètes classiques, des philosophes antiques et des dieux grecs. Il fait se dresser Diogène dans
un palais peuplé d’ombres, face à un satyre grimaçant et ventripotent, dont le piano tient lieu de flûte. Ce
livre est un pur produit d’artisanat. Il est tombé sur mon bureau comme par accident. De l’inconnu surgissent
parfois des moments de grâce. Cette nuit estivale en est un, tout de fraîcheur et d’éblouissante clarté. Il y a là
de quoi oublier les affligeantes idylles en vogue dans les magazines comme les superproductions éditoriales.
Ce livre-là, vous serez sans doute le seul à l’avoir lu… Tant mieux, certains moments ne se partagent pas.
(L'Echo d'Ancenis)
Une nuit d’été est éblouissant. C’est l’histoire d’une victoire, gagnée contre tout ce qui fait obstacle à l’amour, à la
beauté et à l’intelligence, et dont le héros, revenu des enfers sordides où avait tenté de l’enfermer la coalition des médiocres,
des envieux et des frustrés, a pour trophées la couronne de lune et le collier de soleil dont est parée la fille de roi qu’il en a
délivrée. S’il n’avait été écrivain, Olivier Mathieu aurait sans doute été musicien. Les plus belles pages d’Une nuit d’été
font chanter le mystère et l’éclat des éléments avec la vivacité d’un Chabrier et la subtilité d’un Debussy.
Une nuit d’été a beaucoup en commun avec Les Deux étendards de Lucien Rebatet.
(Michel Marmin)
Bruno FAVRIT Le Voyage du Graal (2004) [remonter]
(épuisé)
Brocéliande, Vézelay, Montségur, Newgrange, Montserrat, la Sainte Baume : voici quelques étapes d’une subtile géographie sacrée qu’a tracée Bruno Favrit, éternel marcheur et continuateur de nos ancêtres qui murmurent encore à nos oreilles des vérités primordiales. Avec ce livre, nous réapprenons à les écouter. Bruno Favrit est l’auteur de plusieurs ouvrages dont notamment Nietzsche (Pardès, coll. Qui suis-je ?), Enigmes et secrets des Causses (Naturellement), Ecrits païens (Déterna). Il a collaboré à de nombreuses revues (Antaïos, Ecrits de Paris, Réfléchir & Agir, Montségur).
Bruno Favrit aime l’errance qui illumine. Il débusque dans les paysages
traversés des parcelles de vérité, toute une géographie sacrée. Rocs gravés,
pierres levées, ruines de châteaux toujours vibrantes du fracas des batailles,
monastères ou basiliques chargés de symboles, l’auteur ne se contente pas de
décrire les paysages traversés (encore qu’il ait le don d’observation et que
ses évocations ne soient pas exemptes de pittoresque). Son propos s’enrichit
de mille digressions, de références, de rapprochements ingénieux.
(Pierre-Luc Moudenc)
Sous ce titre, Bruno Favrit, déjà auteur d’ouvrages remarqués, publie une étude très roborative à ceux qui ont soif de spiritualité vraie. (Pierre Vial)
Déjà auteur de plusieurs ouvrages passionnants, Bruno Favrit vient de nous
offrir le livre de bord de sa quête intrépide. Aux temps noirs, pour ne pas
dire pourris que nous vivons, rien de plus urgent sans doute que de nous ressourcer
de soleil et d’eau claire, de nous enfoncer sans crainte dans les forêts profondes,
de parcourir les landes désertées au parfum de bruyère, et si nous sommes épris
d’escalade, de sentir le roc frémir sous nos doigts à la recherche d’une prise.
Quelle joie plus grande que de s’élever vers le soleil, de fendre la brume,
et de s’ancrer enfin au bord d’une corniche pour jouir en altitude d’un horizon
neuf ? Accompagnons Bruno Favrit. Il possède encore sans doute le secret perdu
des chemins d’errance et de découverte, le sens des parcours enchantés. Notre
voyageur n’a rien d’un pèlerin encroûté de poussière et de patenôtres ni d’un
joyeux routard en vacances. Bruno Favrit est un écrivain qui marche, chose assez
rare pour être signalée, doublé d’un éveilleur. Sa quête du Graal est sans doute
le signe de notre appartenance à un univers qui nous échappe, qui tourbillonne
sous nos yeux aveuglés et qui nous fait peur.
(Gaëlle Mann)
Un livre également salué par la Nouvelle Revue d’Histoire, Alain de Benoist, Rivarol et Réfléchir & Agir.
Pierre GILLIETH Les Dioscures (2002) [remonter]
Prix : 12 €
Quel mystérieux lien unit Lukos, irène spartiate qui affronte les dangers de la cryptie et de l’invasion perse, à Pierre, jeune boxeur toulousain de notre monde moderne ? A vous de le découvrir dans ce premier roman salué par la critique. Pierre Gillieth a collaboré à de nombreuses revues (Rivarol, Ecrits de Paris, Terre & Peuple, Montségur) et codirige aujourd’hui la revue Réfléchir & Agir.
Un petit livre superbement écrit avec un souci constant du mot, de la phrase.
C’est une atmosphère et non une intrigue, donc plus proche d’un poème que d’un
roman. J’ai aimé ces aller-et-retours du ring populaire à la pinède hellénique.
Les dieux y sont pourtant présents, ici et ailleurs. Et ils nous enseignent
que la vie est combat. Lumière du soleil invaincu de la Grèce ou lumière froide,
impitoyable des projecteurs… Une hantise du dépassement et la réussite d’un
éternel retour très nietzschéen.
(Jean Mabire)
Prenant et émouvant, tout parcouru d'une poésie subtile qui lui confère un grand charme magique, j'ai apprécié
tous les bonheurs d'écriture venus spontanément sous la plume de Pierre Gillieth, et qui sont le signe, selon moi, d'un
véritable écrivain. L'Antiquité, des dieux de la nature, du ciel et de la mer, des arbres, des temples clairs dans l'azur, de
la liberté et de l'honneur, je suis au matin du monde grec ! Il y a aussi, dans ce livre, la véritable virilité, qui est réponse
à la vraie féminité, autre couple divin. Lire Les Dioscures permet de savoir quelle est notre révolte, le monde intérieur
dans lequel nous évoluons naturellement, hors des musées et des églises de tristesse ! Ce roman ouvre les portes du
Temple de chair et de marbre, qui a gardé notre coeur. Les dieux sont parmi nous dans les rues, dans les pinèdes, près
des rivières qui murmurent sur les galets... Ils attendent. C'est un beau, un très beau roman, un livre d'espérance.
(Gaëlle Mann)
La surprise d’un auteur qui a des choses à nous dire.
(Michel Déon)
Inclassable et imprécateur, écrit dans une langue précieuse qui ne craint
cependant pas les uppercuts de style, ce petit livre est une curiosité dont
l’itinéraire intellectuel est loin d’être évident.
(A.D.G.)
A l’évidence, Gillieth fait partie de ceux qui savent que notre monde n’offre
comme porte de sortie, pour les âmes fortes, que la plongée libératrice dans
la voie du sabre. Le livre de Pierre Gillieth se présente au lecteur éveillé,
comme une promesse.
(Pierre Vial)
[remonter]
Réfléchir & Agir
Revue autonome de désintoxication idéologique CREA - BP 80432, 31004 Toulouse cedex 6
contact : reflechiretagir2013@yahoo.fr