Les
Editions Auda Isarn
Wilhelm LANDIG Combat pour Thulé (2008) 33 €
Gaëlle MANN Entre les fleuves (2008) 23 €
Pierre GILLIETH Ombre (2007) 21 €
Bruno FAVRIT Ceux d'en haut (2007) 21 €
Arnaud BORDES Le Bazar de Clodagh (2007) 15 €
Benito MUSSOLINI La Maîtresse du cardinal (2007) 21 €
Jack MARCHAL, REMI, DIOCLETIEN
Casque à cornes et manches de pioche (2007) 28 €
KONK Tout le monde il est français (2006) 28 €
Arnaud BORDES Voir la vierge (2006) 15 €
Jacques ROUCOLLE Werwolf, le dernier carré (2005) 28 €
Olivier MATHIEU Une nuit d'été (2005) (épuisé)
Bruno FAVRIT Le Voyage du Graal (2004) 15 €
Pierre GILLIETH Les Dioscures (2002) 15 €
Wilhelm LANDIG Combat pour Thulé (2008) [remonter]
Prix : 33 € (port compris)
Hiver 1945, alors que les bombes américaines achèvent de détruire les villes allemandes et que les troupes russes entrent dans Berlin, un mystérieux dernier carré se replie sur la base SS du point 103 en Antarctique. S’appuyant sur les ultimes découvertes des scientifiques nazis de Peenemünde, les aviateurs du Reich expérimentent les premiers avions à propulsion verticale. Ces véritables ovnis apparaissent ainsi, ici ou là, dans les ciels de la planète. Premier romancier à oser marier l’uchronie et l’anticipation avec la Tradition, l’ésotérisme et le national-socialisme, Wilhelm Landig nous conte ici l’histoire d’une poignée d’aviateurs SS qui va participer au combat de ces derniers Européens contre l’empire judéo-américain. Ce gros pavé de 712 pages, premier tome de la trilogie Thulé, est pour la première fois traduit en français ! Culte !
Petite mais d'un rare dynamisme, la maison d'édition occitane Auda Isarn a eu l'heureuse idée de
traduire de l'allemand un gros roman, mêlant ésotérisme et national-socialisme :
Combat pour Thulé de Wilhelm Landig, best-seller des milieux nationalistes allemands
depuis 1971.
(Emmanuel Ratier, Faits & Documents)
Gaëlle MANN Entre les fleuves (2008) [remonter]
Prix : 23 € (port compris)
Après la disparition inexpliquée de son ami Robert Tiercin, Roland Mourgues decide de quitter Paris et d’aller au Koraq où une situation lui est proposée dans un palace international. Avec ses raffineries de pétrole, ses usines d’armement et son dictateur avide d’expansion, le pays qui l’accueille n’est plus l’Eden. On y vit dans l’attente permanente de conflits que le moindre prétexte peut faire éclater. Mais à l’hôtel Al Mansour, la climatisation occidentale fait oublier les dangers et la mort. Roland se laisse aller au plaisir de conquêtes faciles, jusqu’au jour où il rencontre l’énigmatique Michelle Kara, dont il s’éprend et devient l’amant. La guerre inévitable éclate. Michelle entraîne Roland vers le nord du pays où elle possède, au bord du desert, une sorte de citadelle, la villa Dilmun. De nombreux amis viennent les y rejoindre. Parmi lesquels l’inquiétant docteur Awad Moussad. Des fêtes perverses s’organisent pour tenter d’exorciser la guerre. Un roman superbement écrit avec l’Irak et la Guerre du Golfe en toile de fond.
Gaëlle Mann aime les personnalités bien trempées et les situations fortes
qu'elle narre avec un réalisme plein de sève. Joutes guerrières ou amoureuses,
Eros et Thanatos aussi indissociables que l'avers et le revers. Encore ce
réalisme - des descriptions, des personnages, des scènes de guerre et d'amour -
est-il traversé de fulgurances lyriques qui projettent le récit dans une
dimension supérieure. Car le parcours de Roland Mourgues, ancré ici dans une
actualité récente, dans un pays martyrisé par un conflit barbare, est jalonné de
symboles qui transcendent l'espace et le temps. Sa fuite devant « l'horizon
d'apocalypse, ce rideau dévorant d'or et de pourpre qui balaie et brûle la terre
des hommes » invite à aborder d'autres niveaux de lecture. Tels sont la densité
et les attraits de ce livre dont on regretterait qu'il passât inaperçu, perdu
dans le foisonnement de la production courante. Ne fût-ce que parce qu'il porte
sur des événements actuels un regard peu conforme aux diktats manichéens du «
politiquement correct ».
(Pierre-Luc Moudenc, Rivarol)
Chez le dynamique éditeur occitan Auda Isarn, sortie d'un roman à clés de Gaëlle
Mann, Entre les fleuves, dont le thème de fond est un pays pétrolier, le Koraq,
derrière lequel le lecteur reconnaîtra l'Irak et la guerre d'agression anglo-saxonne.
(Faits & Documents)
Il se dégage de ce livre une ambiance envoûtante qui n’est pas seulement due aux parfums épicés
qui baignent ces antiques cités des Mille et nuits, en l’occurrence, une ville, Bassorah, qu’on
appelait la Venise de l’Irak et que les bombardements américains ont désormais détruite. On
songe à d’autres aventures et à d’autres romans ou films qui nous ont donné le goût de l’étrange
et de l’aventure ; Français bannis et exilés dans des pays chauds, aventuriers ou ratés sans
scrupules et sans but qui peuplent les bordels et les bars minables, une bouteille de whisky à
la main, et puis, il y a les autres, diplomates et journalistes réfugiés dans les cocons
aseptisés des palaces internationaux. On songe, en lisant Gaëlle Mann, aux héros du Rivage
des Syrtes ou du Désert des Tartares, mais, ici, l’ennemi ne tarde pas à se manifester
et il n’y a aucune subtilité ni ambiguïté dans les déplacements du mastodonte américain qui
annihile toute vie, humaine, culturelle ou autre, partout où il passe.
(Pierre-Emile Blairon, Hyperborée)
Pierre GILLIETH Ombre (2007) [remonter]
Prix : 21 € (port compris)
Paris de nos jours. Plusieurs hommes politiques sont abattus par un mystérieux assassin qui laisse sur les lieux du crime une carte de visite signée "Ombre". Quels mobiles arment sa main ? Règlement de compte politique, terrorisme, rivalité maçonnique, chantage, quelle secrète vengeance décime les têtes ? Un tandem d'inspecteurs de la PJ, un vieux garçon d'origine russe et un jeune loup en pleine panade de couple, va essayer de mettre un terme à cette série noire, aidée de manière inopinée par une call-girl.
Toute une faune pittoresque (néo-nazis, call-girls, nantis de la politique et
francs-maçons) viendra pimenter l'affaire sur fond de musique rock (de Jad Wio
au Velvet, en passant par Neil Young), de drogues, bordels et alcools forts.
Comme dans un film en clair-obscur de Samuel Fuller ou adapté de James Mc Cain,
l'auteur se déplace dans l'univers glauque et prototypique du polar avec une
belle aisance. Sous sa plume alerte, les personnages secondaires conquièrent
même une véritable épaisseur (comme la douce mamie Kojak). Une étonnante
maîtrise narrative pour ce premier roman policier, un ton vraiment singulier,
vif, quelquefois corrosif.
(parutions.com)
Sur un rythme soutenu par des dialogues enlevés (tradition française et audiardienne), sur un
ton à la Fajardie, l’élégance distanciée de ce roman noir laisse passer, en un discret adagio,
la petite musique d’un spleen urbain et la vague tristesse du quotidien. Si tous les condiments
du genre sont présents que, grand lecteur de romans policiers (on le constate à chaque page),
Pierre Gillieth saupoudre d’une main sûre, le charme est aussi au-delà, dans les silences du
récit et dans ces ombres cinématographiques qui, de par leur prisme déformant, font référence à
l’expressionnisme d’un Murnau ou d’un Lang, à ces insaisissables malfaiteurs fardés de nuit.
Un court roman, serré comme un petit noir, que l’on lira d’une seule gorgée, en contemplant la
putain splendide – escarpins, minijupe, pâleur et khôl – qui pose en couverture.
(Le Magazine des Livres)
Tous les ingrédients du genre sont réunis au profit d'un suspense bien conduit. Un récit léger,
épicé, comme on les aime.
(Pierre-Luc Moudenc, Rivarol)
Très bon roman à tiroirs, Ombre se lit avec grand plaisir. La séquence consacrée aux traditions de la Gaule celtique
rappelle que Pierre Gillieth consacra un ouvrage à ce sujet. Partez en compagnie des inspecteurs Lamour et Lamargelle, sans
oublier la charmante Solène, pour une aventure vraiment originale.
(Radio Massabielle)
J'ai lu ce roman policier d'une traite. Le camarade A.D.G. ne s'était pas trompé en accueillant
Pierre Gillieth dans la confrérie des initiés - comprenez les auteurs de polars dignes de ce
nom. L'ambiance ("l'atmosphère" comme aurait dit notre grande Arletty) est glauque à souhait.
Les personnages ont une épaisseur attachante et l'intrigue est si bien ficelée qu'on en
redemande, la dernière page tournée.
(Pierre Vial, Terre & Peuple magazine)
Bruno FAVRIT Ceux d'en haut (2007) [remonter]
Prix : 21 € (port compris)
Cinq nouvelles autour de la montagne : "Ceux d'en haut, "La Voie hérakléenne", "L'Elément perturbateur", "La Fête du cerf à Peiralevada", "Les Urgoniens".
Des Cévennes aux falaises du Haut-Languedoc, des Alpilles aux montagnes afghanes, on suivra des
personnages en quête d’altitudes et d’ascensions qui, si elles célèbrent et s’inscrivent dans
une forme d’action, concourent, prenant alors une valeur spirituelle, à quelque accomplissement,
à quelque aventure intérieure. Dans la vastitude des paysages, chaque voie d’escalade frayée
s’apprécie tel qu’un parcours initiatique où chacun se dépouillera des scories du quotidien,
de ses fallacieuses apparences sans cesse fluctuantes, pour atteindre à une manière de
contemplation austère et virile. Ces récits élaborent une critique de la modernité, fine, mais
sans ménagement, et qui ne parasite ni n’alourdit l’intrigue, dont sont dénoncés les artifices
et les grisailles toujours recommencés, les faux idéaux comme l’esprit d’inquisition qui s’y
fait jour. Ceux d’en haut est aussi appréciable par la limpidité du style, d’un style sans gras
aucun, qui sert le propos et la pensée, non moins limpides. Et, de même, on notera les
nombreuses références aux auteurs classiques de l’antiquité : Héraclite, Horace, Ovide,
auxquels Bruno Favrit s’entend par coeur.
(La Presse Littéraire)
Des nouvelles habitées par un souffle païen qui exaltent les montagnes et leurs légendes. Un amour ardent des pays
du Sud, Alpilles, Haut-Languedoc, Cévennes, gardiens des mythes et des traditions.
(Pierre-Luc Moudenc, Rivarol)
Le titre même de ce recueil de nouvelles nous dit qu'il ne s'adresse pas à ceux qui stagnent
dans les basses terres, ceux que Nietzsche a crucifiés sous le nom de "tarentules". Bruno Favrit
est, en effet, homme d'altitude. Aux deux sens du terme : il aime monter vers les sommets et
il appartient à la race de ceux qui n'apprécient rien tant que la hauteur de vue, le détachement
à l'égard des soucis matérialistes, la quête d'une sérénité qui rime souvent avec solitude. Ses
nouvelles nous entraînent du coup, dans un monde que nous aimons. on y rencontre des personnages
toniques, respirant la Grande Santé.
(Pierre Vial, Terre & Peuple magazine)
Arnaud BORDES Le Bazar de Clodagh (2007) [remonter]
Prix : 15 € (port compris)
Six nouvelles érotiques où âmes en perdition, bacchantes et jeunes filles
faciles, peintres et érotomanes errent de bas-fonds en maisons closes, de
manoirs orgiaques en forêts sacrificielles, de boudoirs fin de siècle en ruelles
byzantines. Dépravations, magie sexuelle, épouvante, stupre et envoûtements...
Le nouvel Arnaud Bordes !
Arnaud Bordes affectionne les chairs que l'on écorche, les viscères qui se décomposent, les bibliothèques englouties, les villes
qui se meurent et Byzance où l'on débat du sexe des anges. C'est un écrivain fin de siècle, mais de tout siècle. Autant dire qu'il
ne sera jamais un écrivain à la mode : il a de l'imagination à revendre et notre bel aujourd'hui l'indiffère. Ce Bazar de Clodagh,
c'est un peu comme si Baudelaire, Sade et Lovecraft s'étaient réunis et avaient mis leurs fantasmes en commun. C'est
complètement dément, c'est absolument pornographique, c'est suprêmement aristocratique. Et c'est alchimiquement beau
comme la merde dans un tableau de Rembrandt.
(Michel Marmin, Eléments)
Parfois, la beauté surgit là où on ne l'attend pas, le livre pousse chez un éditeur inconnu, comme cette fois les éditions
Auda Isarn. Il ne faut que quelques paragraphes, quelques phrases presque, pour reconnaître chez Arnaud Bordes le
peintre de cœur. Sa palette de mots déploie des tableaux somptueux où le noir de bitume cher à Delacroix le dispute à
toute la gamme des ocres et des rouges vifs en épices, dans les dédales orientaux du Bazar de Clodagh,
première nouvelle donnant son titre au recueil. Si Arnaud Bordes dans ces récits est un pornographe, ce serait au sens
le plus noble du terme, celui de styliste de l'extrême. Il n'est pas un de ses paragraphes qui ne plonge dans les marais
de la chairs sans en ramener un peu d'abîme. Il salit ses mains dans le brouet qui fait trembler, précipite l'imagination
à sa limite, provoque le recul, mais au terme du chemin délivre l'esprit de la prison de ses gênes. Rien de commercial,
dans cet érotisme là. Si l'énorme est tapi en embuscade, le choc ne pousse pas vers la facilité des éditions
commerciales, mais vers les retranchements intérieurs. Et il y a quelque chose de D.H. Lawrence ou de Julien Gracq,
dans nombre de ces descriptions où la nature ne vend pas les bons sentiments de l'écologie facile. La forêt, les eaux,
les matières, de frémissements en décompositions, sentent la terre humide et les matières organiques en putréfaction.
Elles appellent l'humain au même mélange de la mort et de la vie.
(Tang Loaëc, Le Nouvel Obs)
C'est au genre érotique que s'essaye Arnaud Bordes dans son troisième recueil de nouvelles, ce qui ne nous surprend
pas, car le motif sexuel hantait déjà de façon sourde mais sûre ses précédents ouvrages. Comme cet auteur est
décidément doué, il réussit à nous donner à lire un livre surprenant et beau, dans cet exercice pourtant fort périlleux
qu'est l'écriture pornographique. Le Bazar de Clodagh s'inscrit dans la continuité du Plomb et de
Voir la vierge et l'on y retrouve la plupart des motifs constitutifs de l'univers d'Arnaud Bordes : mises en
abîme répétées et enchâssées du livre, érudition fantasque, héros et héroïnes guerriers aux noms improbables
(à commencer par Clodagh qui désigne une femme), contrées et temps aussi obscurs que sanglants, occultisme
(la confrérie de Cruor dans Rapports sur l'art nécromantique), tératologie et sauvagerie, références aux
auteurs fin de siècle, mélange des genres élevés et populaire... Le Bazar de Clodagh est un livre débauché.
L'ensemble du texte devient une sorte d'écrin, un cadre doré et baroque entourant la toile centrale, le passage
sexuel, magnifique. La langue mêle des mots crus et des métaphores si précieuses et délicates qu'elles en deviennent
par moment délicieusement kitch : « Elle cracha mon foutre sur l'œil d'une prostituée qui, aussitôt, appela ses
consœurs pour qu'elles vinssent sécher ces pleurs. » Le pari est hautement réussi et on attend avec délectation le
prochain livre.
(Sonia Anton, La Presse littéraire)
Lire Le Bazar de Clodagh, c’est se perdre dans les bas-fonds sanglants encombrés d’étals de
bouchers, les troubles faubourgs de Vlachernes, les bordels fangeux qu’aurait pu peindre Otto Dix ;
c’est aussi se scandaliser de ces charniers anatomiques, ces mutilations abjectes, que l’on
souhaiterait illustrées par Hans Bellmer ; mais c’est surtout un texte violent, éminemment corrupteur,
à ne pas mettre entre toutes les mains. Chastes épouses, dévotes militantes, ne l’achetez pas : tant
on y célèbre de ces cultes païens, ces fastes nécrophiles, et de toutes ces amputations souillées de
sperme, ces fornications moisies : « Le boudoir blanc devint un abattoir humide d’une rosée de
carnage. » Ce sont enfin des clameurs immondes qui résonnent jusqu’à nous, ce braillement des
lames de sabres, de poignards à chaîne d’argent, de tous ces arsenaux pervers, faisant le bonheur
des bourreaux les plus virtuoses, ces cris de douleur grasse aux confins de l’ignoble, d’un érotisme
quasi intolérable ; un peu comme si le meilleur film gore était remâché par Tinto Brass ou le Pasolini
glacial de Salo ou les 120 journées de Sodome. De toutes ses œuvres, Le Bazar de
Clodagh est sans doute celle qui représente le mieux le génie poissard et précieux de son
auteur, une parfaite consécration pour un style inégalable, raffiné, ses phrases difficultueuses,
son vocabulaire dévoyé, cérémonieux, portant haut l’imparfait du subjonctif ; bref de l’orfèvrerie en
décomposition : « J’eusse aimé me tatouer avec les râles de son orgasme. » Le Bazar de Clodagh
est un véritable chef-d’œuvre de notre littérature obscène.
(parutions.com)
Virginité idéelle
d’un Corto Maltese, dont le portrait sert de fanal à l’ouvrage ? Le volume, il faut ici le souligner, est de rare
facture : l’enveloppe annonce la perfection du texte... Mauve et noire, précieuse comme il convient à une forme
palimpseste de l’enfer du XIXe siècle. La couverture donc, un bois gravé de Félix Vallotton reproduit,
black and white, nous livre le corps blanc d’une hétaïre, en son boudoir, nonchalamment étendue. La très
chère étant nue, abandonnée à une lascive pose, de dos, est-il besoin de le préciser ? Je le précise, postérieur offert
aux regards, à la fessée ou la possession licencieuse, interdite. Je m’arrête, manquant singulièrement d’imagination,
l’auteur et les dames du temps jadis y pourvoiront ! Bordes sait dire cela beaucoup mieux que je ne le puis :
Elle s’allongea, fœtale, en fesses, afin qu’effleurât le soupçon rond ; elle se profila, le pubis cru, en surplomb.
Du sang de la volupté et de la mort, ce serait peu dire, du sperme, du venin, de la boue, de l’orgie, du lucre et de
la peine ! La chair est lugubre, la femme goulue, le monde vide, la solitude démentielle et le livre, pas de ceux
à lire de la main gauche, tant la bagatelle se fait nature morte où les mouches et les vers à l’envi voltigent
au-dessus des alcôves, les corps ici se veulent charognes infâmes, les organes viandes déjà avariées, servies
froides aux repas de noces. Soupçon de romantisme attardé, aubes et crépuscules manqués, ne demeurent
que la fruition des mots, la jouissance sans pareille d’avoir maté la langue, soumis la grammaire à une rude
discipline et ramené les corps à leur matérialité brute. Au bazar de Clodagh, le romantisme est un réalisme,
la naissance du monde le cloaque où origine et destination se confondent, la perfection du langage, babélisme,
le raffinement des plats, l’excellence des choses, festin nu. Arnaud Bordes écrit à la perfection, manie en érudit
et en homme d’esprit à merveille le pastiche.
(Sarah Vajda)
Benito MUSSOLINI La Maîtresse du cardinal (2007) [remonter]
Prix : 21 € (port compris)
Premier et unique roman du Duce lorsqu’il était, à 26 ans, secrétaire du Syndicat Socialiste du Travail à Trente (Autriche). Il
nous y narre les aventures d’un cardinal qui songe à jeter sa pourpre aux orties par amour pour une courtisane. Las, ses
ennemis du Vatican et du clergé local vont tout faire pour le perdre. Un roman feuilleton très XIXe (dans la veine d’un Eugène
Sue) où percent déjà un goût prononcé pour la volonté de puissance et la violence politique, rehaussé par un parfum
délicieusement anticlérical. Un document, pour la première fois traduit en français.
Laissez-vous tenter par cette histoire qui, si elle n'égale pas les oeuvres de Dumas ou
d'Eugène Sue, se laisse lire agréablement. Après Hitler artiste peintre, Mussolini romancier,
peut-être Pol Pot poète et Salazar danseur étoile ?
(Radio Massabielle)
On prendra ce livre pour sa valeur documentaire plus que pour ses qualité littéraires. S'y trouvent toutefois
intégrés à la fiction plusieurs éléments biographiques susceptibles de retenir l'intérêt.
(Pierre-Luc Moudenc, Rivarol)
Un bon livre, admirablement traduit, à lire à toute vitesse selon la loi du genre. Oeuvre de jeunesse bientôt
centenaire, dans la veine feuilletonesque d'alors, en tout cas habilement inspirée des maîtres du roman populaire, du
vicomte Ponson du Terrail à Léo Taxil pour ses ouvrages anticléricaux.
(Réfléchir & Agir)
Publiée en feuilleton dans le journal La Vita Trentina, La Maîtresse du cardinal s’inscrit dans la veine du roman populaire et historique.
En effet, grand lecteur d’Emile Gaboriau, d’Alexandre Dumas, de Tommaso Grassi, Benito Mussolini en reprend
volontairement tous les codes. Il y a donc du suspense, c’est à dire au sens strict, la suspension du récit dont les
évènements sont évidemment reportés au chapitre suivant puis des digressions multiples, puis des entrecroisements
d’intrigues, jusqu’aux personnages hauts en couleurs, distribués clairement en bons et mauvais, humbles et fortunés,
et dont par exemple, comme dans les romans d’Eugène Sue, la seule appartenance à tel ou tel milieu social participe
du drame (…) Œuvre plaisante, divertissante, d’un charme suranné, La Maîtresse du cardinal
tentera à coup sûr les amateurs de curiosités et de raretés.
(Le Magazine des Livres)
Une vraie curiosité jamais traduite jusqu’alors en français !
(Faits & Documents)
Jack MARCHAL, REMI, DIOCLETIEN
Casque à cornes et manches de pioche (2007) [remonter]
Prix : 28 € (port compris)
Vous en rêviez, nous l’avons fait ! Voici l’intégrale de l’ami Jack Marchal avec sa mythique série des Rats maudits
(l’histoire en bd de la prise d’Assas par le GUD à la haute époque !), œuvre culte des étudiants de tout âge, l’hilarante
Histoire de la civilisation racontée aux enfants (qui n’avait jamais été rééditée depuis les années 70). Pas rat (ou
maudit alors !), la maison vous régale de l’intégrale de Rémi qui dessina dans le journal Balder (d’un certain
Emmanuel Ratier, toujours dans les 70’s) la désopilante bd La Bande à Balder et Le Rat molli.
Plus près de nous, nous avons complété cette appétissante mixture de l’intégrale de Dioclétien (Auda, princesse
wisigothe et autres antipasti). Bref, le must de la bédé europaïenne depuis Lascaux !
Ce très excitant album offre en fac-similé très propre plus de cent pages grand format de bédés fafs introuvables.
A commencer par les hilarants Rats maudits de Jack Marchal, chronique de la droite dure à la fac d’Assas , dans les
années gauchistes 70. Saluons l’excellent travail de l’éditeur toulousain.
(Le Libre Journal de la France Courtoise)
Un superbe album grand format de plus de cent pages avec reliure cartonnée ou quand les nationalistes avaient
de l’imagination… Tout un monde révolu.
(Faits & Documents)
KONK Tout le monde il est français (2006) [remonter]
Prix : 28 € (port compris)
Konk tue.
Le nombre de ses victimes mortes de rire se compte par millions.
Depuis quarante ans, ce dessinateur génial a sévi dans L’Express, Le Monde, Le Matin de Paris,
L’Evènement du Jeudi, Le Figaro, Valeurs Actuelles, National Hebdo.
Une descente aux enfers qui l’a peu à peu rapproché du camp de la liberté.
Indifférent (quelle rareté aujourd’hui !) aux honneurs et au fric, Konk continue de dessiner crânement
ce qu’il pense sur des sujets plus que jamais tabous : l’immigration, l’insécurité, les tartuffes de
gauche comme de droite, le lobby qui n’existe pas et qui verrouille tout, le mondialisme et son
Frankenstein bruxellois,…
Sur près de trois cents cartes postales, ce petit voyage au bout de la France nous fait prendre, entre deux éclats de rire, la mesure de notre décadence actuelle.
Précisons que cet album ne convient vraiment pas aux bobos ou aux ethno-masochistes.
Est-il encore besoin de dire qu'un album de Konk est un événement ? Sans doute pas. Mais il convient de signaler -
et de recommander- particulièrement ces 300 dessins au vitriol rassemblés en un luxueux album à l'italienne, cartonné,
sur papier glacé 135 grammes s'il vous plaît !
(Alain Sanders, Présent)
Avant qu’il ne se retire au désert, Konk était le meilleur dessinateur français. Profondément original et très
supérieur à Plantu avant que Le Monde, où il faisait le dessin de une, ne se débarrasse de lui, terrifié par ses
faiblesses pour le révisionnisme. Venu de l’extrême gauche, le paria se recycla à Minute ou National
Hebdo. Pour tous ceux qui se lamentent de ne plus le retrouver dans les colonnes de ces hebdomadaires, une
grande consolation : Tout le monde il est Français, une sélection de 300 dessins au vitriol, luxueusement
présentés dans un album cartonné. Un cadeau de Noël idéal pour réveiller les endormis !
(Rivarol)
Konk n’a pas son pareil pour mettre à nu les impostures du Système en provoquant un rire ravageur.
(Dominique Venner)
Un nouvel album de Konk, c’est un événement. Konk met toujours dans le mille, et par un seul dessin il renverse
les mensonges, les impostures, montrant l’absurdité, le non-sens, de l‘idéologie dominante. Il fait exploser les statues
grimaçantes de la pensée unique en grands éclats de rire. Mais tout de même on rit jaune. Car il met à nu, au scalpel,
une réalité qui n’est vraiment pas drôle. Bref, c’est une véritable encyclopédie de la subversion multiforme qui détruit
la France. C’est souvent le rire du désespoir mais aussi celui qui rend l’espérance, qui redonne courage pour repartir
au combat. Cet album, remarquablement édité, sur papier glacé 135 grammes, avec une forte couverture cartonnée,
est une arme de destruction massive. A propager sans modération.
(Yves Daoudal, National Hebdo)
Arnaud BORDES Voir la vierge (2006) [remonter]
Prix : 15 € (port compris)
De champs de bataille en officines occultes, d’instruments de torture en livres apocryphes,
de Prague à Campêche, de Vienne à Londres, en passant par des cités perdues et d’autres
géographies oubliées, les nouvelles de ce recueil sont autant d’aventures que d’ouvertures
sur l’imaginaire. Et quand rodent les ombres de Jack l’éventreur, quand se croisent femmes
alchimiques et putains hantées, bestiaires fabuleux, conquérants, pirates, bourreaux et
érudits, on assiste à la rencontre de la barbarie et de la préciosité, d’une cruauté et d’un
raffinement qui s’en prennent au corps comme à l’âme : ici, la chair appelle le couteau,
là l’esprit attend la malédiction.
Après Le Plomb, remarqué par la critique, Arnaud Bordes, nouvelliste, critique
littéraire, collaborant à diverses revues, notamment La Sœur de l’Ange, Jibrile, Cancer,
La Presse Littéraire, Saon’art, signe, avec Voir la Vierge, son deuxième
ouvrage.
Le style d’Arnaud Bordes est un frégolisme des mots que l’image stylise. Ses nouvelles
superbes, dans la lignée de la lyrique gnostique d’un Aloysius Bertrand, évoquent des images
émouvantes et insolites, toujours neuves et inespérées, qui ne laissent pas de saisir et de ravir le
lecteur. La nouvelle éponyme du recueil est une extraordinaire allégorie de la modernité. Lire
Arnaud Bordes, c’est reconnaître que les métaphores sont les fleurs ineffables des muses, ces
«collisions flamboyantes» qu’exaltait Lautréamont. On ne se lasse pas de ce jeu
invisible sur les nuances de la langue, de ce savant maniement plastique des mots. Un écrivain
de talent.
(Alain Santacreu, Contrelittérature)
Un lettré décadent qui s’inspire à la fois d’Huysmans et de Borgès, multipliant allusions alchimiques et
phantasmes meurtriers. Son vocabulaire est précieux, tout en allitérations torpides, ses adjectifs étonnent, ses
métaphores ravissent, quant à l’implicite, Arnaud Bordes en est le virtuose, car si ce qu’il écrit se révèle souvent
terrible, ce qu’il suggère - un écrivain qui suggère, en l’an de grâce 2006 ! - suscite une exquise répulsion. Prendre
une coupable volupté à déchiffrer ces humeurs noires et rouges, c’est mettre son âme en péril !
(Christopher Gérard, La Revue Littéraire)
Hymne à la décomposition, célébration de l’horreur, le dernier recueil de nouvelles que signe Arnaud Bordes sous
le titre de Voir la vierge ne manquera pas de séduire les forts, voire de les enivrer. Surenchérissant dans ce registre sur
Le Plomb, son précédent recueil, confirmant le virulent expressionnisme dont celui-ci témoignait, Arnaud
Bordes livre ici des descriptions d’une réelle force hallucinatoire. De la première à la dernière page, c’est un incessant,
un étourdissant crépitement d’images. Grand liseur, nouvelliste, Arnaud Bordes est tout autant alchimiste, et riche de
multiples références ésotériques, il dote d’un solide arrière-plan ses intemporelles fictions. Magicien, ses mots tissent
un tapis volant par lequel c’est un délicieux vertige que de se laisser emporter.
(David Mata, Eléments)
Arnaud Bordes est un chaman, un chasseur de trésors qui hante les sept mers pour glaner de précieuses étoffes dont il
tisse ses récits. Des histoires ramenées des steppes de la Russie lors de la retraite napoléonienne, des ruelles pavées de
Whitechapel, exhumées d’un parchemin boucanier ou d’un amour supplicié… On y chante Prague «pleine de
clochers dont les flèches poignardent le ciel en plein ventre», un donjon corbusien «étouffé de lierre noir»
dont «les mâchicoulis dessinaient des sortes de rictus» et «le chemin de ronde et ses meurtrières ne laissaient
plus passer que la nostalgie d’un garde désormais fantôme», un Achéron «qui coulait comme un magma d’émeraude».
Voici un auteur rare, un alchimiste du verbe, qui oscille entre symbolisme et gothique, un cousin éloigné d’Edgar Poe,
Lautréamont, Barbey d’Aurevilly, Maurice Magre, Pierre Loti, Thomas de Quincey… Une qualité d’écriture qui ne
peut que séduire et envoûter. A déconseiller toutefois à ceux qui croient que Paulo Coelho ou Jean d’Ormesson sont
des écrivains…
(Réfléchir & Agir)
Voir la vierge révèle un écrivain qui se meut avec aisance dans un univers gothique dont il
exploite les ressources avec une richesse d’imagination peu commune. Les huit courtes nouvelles
qui le composent font circuler le lecteur dans l’espace et dans le temps. Elles l’entraînent à Prague,
Londres ou Vienne, dans des lieux étranges où il croise des personnages qui le sont tout autant :
membres de la Confrérie de Cruor, «société de poètes assassins férus de volupté gourmande et
d’horreur esthétiques», alchimistes férus de vieux grimoires, perpétuant leur art dans de
sombres officines, aventuriers de l’esprit et du corps, bourreaux ou conquérants, femmes à l’âme
pure et au corps avili. Tout un «arrière monde», comme eût dit Pierre Gripari, où se côtoient,
dans un carnaval somptueusement coloré et sordide, des êtres dont on ne sait trop, parfois, à quel
règne ils appartiennent, humain ou animal, voire mécanique, comme dans la nouvelle éponyme.
Surtout lorsque se fait ténue la frontière entre le rêve et la réalité. Un foisonnement baroque qui ne
laisse pas de séduire. C’est un enfant de Pieyre de Mandiargues, autre maître de la nouvelle
fantastique à l’érotisme vénéneux dont il cite en exergue une phrase. Il va sans dire que cette
filiation n’a, dans mon esprit, rien de réducteur. Bien au contraire. Elle situe l’auteur dans une
lignée d’écrivains rares et précieux. L’émergence d’un de ses surgeons talentueux mérite d’être
saluée.
(Pierre-Luc Moudenc, Rivarol)
Ce recueil de nouvelles, écrites dans une langue dense et drue, décoiffe le lecteur non averti. Des images fortes,
cruelles, le plongent dans un univers où la couleur du sang, omniprésente, se marie à celle des noires nuées bouchant
l'horizon. Le lecteur aventureux, fasciné, se plongera avec délectation dans une prose qui a un caractère
hallucinatoire et qui crée un univers où le fantastique et le sordide se télescopent.
(Pierre Vial)
Voir la vierge prolonge avec force talent cet univers original, n’appartenant qu’à Bordes,
cette petite musique par laquelle le lecteur avisé reconnaît une écriture vraie, et nous plonge dans
sept histoires de splendide facture, entre batailles et laboratoires alchimiques, occultisme et
putains, livres apocryphes et instruments de torture, à moins que ce ne soient des livres de torture
et des instruments apocryphes. Et, au fond, c’est le cheminement d’Arnaud Bordes l’écrivain qui
surgit ici, tout en recherches et en expériences, une sente de l’âme. Un bel œuvre, au sens
alchimique du terme, et la preuve par l’édition que la nouvelle littérature est bien vivante.
(La Presse Littéraire)
Jacques ROUCOLLE Werwolf, le dernier carré (2005) [remonter]
Prix : 28 € (port compris)
Ce livre est un événement !
Il est le premier en langue française à évoquer la page tragique du Werwolf.
Créé en 1944, sous l’impulsion d’Himmler, le Werwolf anticipait l’effondrement du Reich et préparait la résistance
nationale-socialiste à l’occupation alliée et soviétique.
Il s’opposa d’abord à l’avancée de ces derniers puis rentra dans la clandestinité pour combattre les nouveaux envahisseurs
du sol allemand.
Sabotage, assassinats politiques, propagande, survie, tel fut la vie de ce dernier carré hitlérien qui lutta jusqu’à la fin de
l’année 1947.
Ce livre permet de découvrir l’héritage historique allemand qui a permis la naissance du Werwolf (et ses racines remontent
au Moyen-Age), ses principaux acteurs, ses débuts et son existence sur les différents fronts, à travers mille témoignages.
Donald Rumsfeld a récemment comparé la guérilla irakienne au Werwolf allemand. Ce livre passionnant et copieusement
illustré (par un important cahier photo) a été écrit par un historien français qui a consacré dix ans de sa vie à des recherches
approfondies, notamment dans les archives militaires de Berlin et de Moscou.
Cet ouvrage sur un sujet peu connu sera longtemps incontournable.(Rivarol)
Werwolf, un mot qui fut et reste un rêve pour certains, un cauchemar pour d’autres. Jacques Roucolle décrit, avec la rigueur de l’historien, ce que fut ce mouvement condamné à un destin tragique. Car nombre d’Allemands, jeunes et moins jeunes, ont choisi de donner leur vie pour laver l’affront de la défaite. Leurs réseaux de résistance armée ont donné de rudes coups à l’occupant. Mal connu ou - ce qui est pire - caricaturé, le Werwolf a écrit une page sanglante qui mérite d’être inscrite dans le grand livre du devenir européen.
(Pierre Vial)
Olivier MATHIEU Une nuit d'été (2005) [remonter]
(épuisé)
Maîtresse d'un riche et brillant pianiste juif, le polygame Grégoire Isnard, puis amoureuse d'un écrivain exilé, misérable et au bord de la mort, Robert Pioche, une jeune fille trop longtemps masochiste se trouve déchirée entre deux amours, deux conceptions du monde, deux modèles de vie. Un roman d'amour, de passion et de jalousie où les scènes de sodomie dans un palais toscan, de fellations au clair de lune, de doigts qui pénètrent un vagin menstrué disent le sexe sans ambages ni tabous. C'est une fresque étonnante de la ville de Florence d'hier et d'aujourd'hui, et une invitation païenne à parcourir les chemins du Grand Midi vers Saint-Jacques-de-Compostelle. Une réflexion sur l'amour et la mort.
Une nuit d'été est le dixième roman d'Olivier Mathieu, qui a récemment obtenu une voix à l'Académie Française.
Olivier Mathieu a connu une gloire médiatique-éclair en scandalisant les biens pensants lors d’une émission
télévisée de Christophe Dechavanne, il y a quinze ans. Depuis, comme un adieu à ce monde informe, il voyage. Il a
fait ce choix sublime, radical et courageux entre tous, de ne jamais travailler à autre chose qu’à traquer la beauté
partout. Et il en trace, pour nous, les contours avec éclat dans ses livres. Par cette Nuit d’été, il nous conte la nouvelle
geste de son héros-double, Robert Pioche, qui dispute la beauté, justement, à un vil sophiste embourgeoisé. Un
combat autour d’une jolie femme qui n’est que la métaphore d’un antique duel, opposant, depuis la nuit des temps,
le désert au soleil. Tendez bien l’oreille et vous entendrez le chant sublime et poétique de ce dernier beatnik, d’un
Cynique égaré dans nos temps gris, d’un destin solaire entre tous. Et le final est digne de ce nom puisque, en
apothéose, un clochard luciférien (porteur de lumière) rend hommage à un autre clochard magnifique.
(Réfléchir et Agir)
Crânement qualifié de roman érotique, Une nuit d’été livre en fait des sentiments purs,
éloignés de l’exhibitionnisme déplacé qui caractérise le genre. Il exprime que les plus beaux sentiments
passent par les sens, mais aussi que les transgressions amoureuses sont des blessures, tant de la chair que
de l’âme. Cet érotisme rend hommage à Eros et à Apollon. Olivier Mathieu, l’auteur, dont le héros est aussi
le double littéraire, cisèle ses phrases, pèse ses mots et éclaire son propos d’images sublimes. Ce sont celles
de l’Italie des poètes classiques, des philosophes antiques et des dieux grecs. Il fait se dresser Diogène dans
un palais peuplé d’ombres, face à un satyre grimaçant et ventripotent, dont le piano tient lieu de flûte. Ce
livre est un pur produit d’artisanat. Il est tombé sur mon bureau comme par accident. De l’inconnu surgissent
parfois des moments de grâce. Cette nuit estivale en est un, tout de fraîcheur et d’éblouissante clarté. Il y a là
de quoi oublier les affligeantes idylles en vogue dans les magazines comme les superproductions éditoriales.
Ce livre-là, vous serez sans doute le seul à l’avoir lu… Tant mieux, certains moments ne se partagent pas.
(L'Echo d'Ancenis)
Une nuit d’été est éblouissant. C’est l’histoire d’une victoire, gagnée contre tout ce qui fait obstacle à l’amour, à la
beauté et à l’intelligence, et dont le héros, revenu des enfers sordides où avait tenté de l’enfermer la coalition des médiocres,
des envieux et des frustrés, a pour trophées la couronne de lune et le collier de soleil dont est parée la fille de roi qu’il en a
délivrée. S’il n’avait été écrivain, Olivier Mathieu aurait sans doute été musicien. Les plus belles pages d’Une nuit d’été
font chanter le mystère et l’éclat des éléments avec la vivacité d’un Chabrier et la subtilité d’un Debussy.
Une nuit d’été a beaucoup en commun avec Les Deux étendards de Lucien Rebatet.
(Michel Marmin)
Bruno FAVRIT Le Voyage du Graal (2004) [remonter]
Prix : 15 € (port compris)
Brocéliande, Vézelay, Montségur, Newgrange, Montserrat, la Sainte Baume : voici quelques étapes d’une subtile géographie sacrée qu’a tracée Bruno Favrit, éternel marcheur et continuateur de nos ancêtres qui murmurent encore à nos oreilles des vérités primordiales. Avec ce livre, nous réapprenons à les écouter. Bruno Favrit est l’auteur de plusieurs ouvrages dont notamment Nietzsche (Pardès, coll. Qui suis-je ?), Enigmes et secrets des Causses (Naturellement), Ecrits païens (Déterna). Il a collaboré à de nombreuses revues (Antaïos, Ecrits de Paris, Réfléchir & Agir, Montségur).
Bruno Favrit aime l’errance qui illumine. Il débusque dans les paysages
traversés des parcelles de vérité, toute une géographie sacrée. Rocs gravés,
pierres levées, ruines de châteaux toujours vibrantes du fracas des batailles,
monastères ou basiliques chargés de symboles, l’auteur ne se contente pas de
décrire les paysages traversés (encore qu’il ait le don d’observation et que
ses évocations ne soient pas exemptes de pittoresque). Son propos s’enrichit
de mille digressions, de références, de rapprochements ingénieux.
(Pierre-Luc Moudenc)
Sous ce titre, Bruno Favrit, déjà auteur d’ouvrages remarqués, publie une étude très roborative à ceux qui ont soif de spiritualité vraie. (Pierre Vial)
Déjà auteur de plusieurs ouvrages passionnants, Bruno Favrit vient de nous
offrir le livre de bord de sa quête intrépide. Aux temps noirs, pour ne pas
dire pourris que nous vivons, rien de plus urgent sans doute que de nous ressourcer
de soleil et d’eau claire, de nous enfoncer sans crainte dans les forêts profondes,
de parcourir les landes désertées au parfum de bruyère, et si nous sommes épris
d’escalade, de sentir le roc frémir sous nos doigts à la recherche d’une prise.
Quelle joie plus grande que de s’élever vers le soleil, de fendre la brume,
et de s’ancrer enfin au bord d’une corniche pour jouir en altitude d’un horizon
neuf ? Accompagnons Bruno Favrit. Il possède encore sans doute le secret perdu
des chemins d’errance et de découverte, le sens des parcours enchantés. Notre
voyageur n’a rien d’un pèlerin encroûté de poussière et de patenôtres ni d’un
joyeux routard en vacances. Bruno Favrit est un écrivain qui marche, chose assez
rare pour être signalée, doublé d’un éveilleur. Sa quête du Graal est sans doute
le signe de notre appartenance à un univers qui nous échappe, qui tourbillonne
sous nos yeux aveuglés et qui nous fait peur.
(Gaëlle Mann)
Un livre également salué par la Nouvelle Revue d’Histoire, Alain de Benoist, Rivarol et Réfléchir & Agir.
Pierre GILLIETH Les Dioscures (2002) [remonter]
Prix : 15 € (port compris)
Quel mystérieux lien unit Lukos, irène spartiate qui affronte les dangers de la cryptie et de l’invasion perse, à Pierre, jeune boxeur toulousain de notre monde moderne ? A vous de le découvrir dans ce premier roman salué par la critique. Pierre Gillieth a collaboré à de nombreuses revues (Rivarol, Ecrits de Paris, Terre & Peuple, Montségur) et codirige aujourd’hui la revue Réfléchir & Agir.
Un petit livre superbement écrit avec un souci constant du mot, de la phrase.
C’est une atmosphère et non une intrigue, donc plus proche d’un poème que d’un
roman. J’ai aimé ces aller-et-retours du ring populaire à la pinède hellénique.
Les dieux y sont pourtant présents, ici et ailleurs. Et ils nous enseignent
que la vie est combat. Lumière du soleil invaincu de la Grèce ou lumière froide,
impitoyable des projecteurs… Une hantise du dépassement et la réussite d’un
éternel retour très nietzschéen.
(Jean Mabire)
Prenant et émouvant, tout parcouru d'une poésie subtile qui lui confère un grand charme magique, j'ai apprécié
tous les bonheurs d'écriture venus spontanément sous la plume de Pierre Gillieth, et qui sont le signe, selon moi, d'un
véritable écrivain. L'Antiquité, des dieux de la nature, du ciel et de la mer, des arbres, des temples clairs dans l'azur, de
la liberté et de l'honneur, je suis au matin du monde grec ! Il y a aussi, dans ce livre, la véritable virilité, qui est réponse
à la vraie féminité, autre couple divin. Lire Les Dioscures permet de savoir quelle est notre révolte, le monde intérieur
dans lequel nous évoluons naturellement, hors des musées et des églises de tristesse ! Ce roman ouvre les portes du
Temple de chair et de marbre, qui a gardé notre coeur. Les dieux sont parmi nous dans les rues, dans les pinèdes, près
des rivières qui murmurent sur les galets... Ils attendent. C'est un beau, un très beau roman, un livre d'espérance.
(Gaëlle Mann)
La surprise d’un auteur qui a des choses à nous dire.
(Michel Déon)
Inclassable et imprécateur, écrit dans une langue précieuse qui ne craint
cependant pas les uppercuts de style, ce petit livre est une curiosité dont
l’itinéraire intellectuel est loin d’être évident.
(A.D.G.)
A l’évidence, Gillieth fait partie de ceux qui savent que notre monde n’offre
comme porte de sortie, pour les âmes fortes, que la plongée libératrice dans
la voie du sabre. Le livre de Pierre Gillieth se présente au lecteur éveillé,
comme une promesse.
(Pierre Vial)
[remonter]
Réfléchir & Agir
Revue autonome de désintoxication idéologique CREA - BP 80432, 31004 Toulouse cedex 6
contact : reflechiretagir2006@yahoo.fr